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L'inoubliable parade des équipages Photo Rolex/Carlo Borlenghi

L’ETE INDIEN

07/10/2012

Le rêve Tropézien s’achève. La Citadelle de la Cité du Bailli de Suffren a retenti aujourd’hui des derniers éclats joyeux et festifs d’une semaine hors du temps à l’occasion de la traditionnelle remise des Prix et Trophées. Et chacun, marin, armateur, skipper ou propriétaire de s’accorder sur le caractère une nouvelle fois exceptionnel du grand rendez-vous du yachting international. Les Voiles de Saint-Tropez 14ème du nom supplante tous les superlatifs, cumulant régates réussies sur l’eau, et convivialité à terre. Cette nouvelle semaine dédiée au yachting triomphant et, semble t-il, éternel, a passé comme dans un rêve, tant nul ne se lasse jour après jour de voir glisser sur l’onde les plus beaux yachts nés de l’envie de bien naviguer depuis près de 140 ans. La magie était partout sous le chaud soleil Varois, et chacun pouvait à loisir placer le curseur de son émerveillement, de la Modernité des grands Wally et autres protos, à l’élégance des voiles et coques centenaires des yachts de tradition. Au-delà des
classements et autres Trophées, on retiendra surtout la belle communion d’esprit qui a réuni les 4 000 et quelques marins, skippers ou propriétaires venus de tous les océans fêter le nautisme et remercier à leur façon Ikra, Pride, Patrice de Colmont et Saint-Tropez d’avoir eu un jour de septembre 1981 cette idée simple de célébrer dans ce golfe magique l’art de bien vivre la mer.


Une pleine semaine de régates
8 manches validées chez les Wally, 5 courses, chez les Modernes et 4 pour les Tradition, soit une régate quotidienne, les Voiles de Saint-Tropez ont fait le plein d’action, d’images et
d’enchantement. Les purs régatiers, de Sébastien Col ou Damien Lehl à Jochen Schümann ont eu tout leur content de stratégie et de tactique. Les amicales rivalités nées dans le meilleur esprit du yachting au sein des quatre grands cotres auriques de la Classe des 15 mJI ont produit le spectacle attendu de belles voiles gîtées bord à bord. Mariquita, Cambria, Elena, Thendara ont ébloui par leur majesté, tandis que pas moins de 12 groupes de voiliers de taille, d’époque et de type de gréements envahissaient le rond des Classiques mouillé devant Saint-Tropez. Les nouveaux venus l’an passé, Manitou, Runa IV, Hispania… sont déjà en passe de devenir de vieux habitués. Lorsque l’on goûte une fois aux Voiles, on ne peut plus s’en passer. C’est vrai pour les marins. C’est vrai
pour le public toujours plus nombreux à assister l’après-midi venue aux retours toutes voiles dehors des yachts sur la ligne d’arrivée du Portalet, et prompt à accueillir avec chaleur les équipages de retour à quai. L’édition 2012 s’achève ; 2013 est déjà dans toutes les pensées, et notamment celles des équipes du Président André Beaufils, fidèle gardien d’une formule unique, d’un état d’esprit qui s’adapte à son temps sans jamais se trahir.

Le Trophée Rolex
Le «Trophée Rolex», challenge suprême des Voiles de Saint-Tropez, est absolument unique. Durant toutes les épreuves qui leur sont ouvertes, les plus grandes unités des yachts classiques, celles qui mesurent plus de 16 mètres, concourent pour ce classement très convoité. C’est le cotre aurique Avel (vent en Breton) caractérisé par son étrave à guibre et sa barre franche qui l’emporte cette année, réussissant un doublé que seul Rowdy, l’un des derniers représentants de la Class 40 du New York Yacht Club, avait réussi (en 2008 et 2009) à ce jour. Commandé en 1896 à Charles Nicholson, Avel fut dès le départ pensé pour la régate. En 1927, le beau cotre tombe dans l’oubli, et passe de nombreuses années dans une vasière en Angleterre. C’est Maurizio Gucci qui le
sauve en 1990, confiant sa restauration à Harry Spencer et Clark Poston à Cowes. Avel est le tout premier cotre aurique à remporter ce trophée de prestige.
Pour mémoire, ce trophée créé en 2007 – assorti d’une mythique montre “Submariner” -, a déjà été fièrement brandi par Agneta, un très beau monocoque construit en 1951. Ce yacht de 25,10 mètres est immanquable sur l’eau avec sa coque en acajou et sa voilure pourpre majestueuse. C’est ensuite le plan Herreshoff, Rowdy qui en a été détenteur pendant deux éditions consécutives, avant de céder le titre à Ikra. Construit sous le nom de Kurrewa V, ce 12 M JI d’origine britannique fait partie de la légende du yachting. Construit sur les mêmes plans que Sovereign, challenger anglais de l’America’s
Cup 1964, il prend en 1968 le nom de Lévrier de Mer et sert de bateau lièvre à France, le 12 M JIdu défi français du baron bich pour la coupe 1970. En 1977, il est racheté par le pilote Renault JeanRédélé – communément appelé “Monsieur Alpine” – qui en confie la restauration au chantier de Raymond Labbé à Saint-Malo, avant de l’amener en Méditerranée où il connait un destinextraordinaire. C’est en effet ce bateau qui, répondant au défi lancé par le Swan américain Pride a donné naissance à la régate d’origine de la Nioulargue, maintenant devenue depuis 14 éditions les Voiles de Saint-Tropez.

Le jeudi, on se défie!
16 Défis, la régate des centenaires ont, en plus de la Club 55 Cup, animé le plan d’eau des Voiles jeudi dernier, conformément à la tradition. La direction de course et Georges Korhel avaient dessiné un petit parcours de 6,5 milles au cœur du golfe, là où un petit flux d’Est Sud-Est avait depuis le début de la semaine pris l’habitude d’élire domicile à la mi-journée. Les différents challengers étaient ainsi invités dès midi à partir au plus près du Portalet, direction la marque de La Rabiou,puis la Seiche à l’huile à l’entrée du golfe, avant de glisser au portant vers une arrivée mouillée au ras du môle Jean Réveille. L’histoire retiendra la formidable empoignade des géants Maxi yachts Med Spirit, Firefly, My Song, Solleone et Sojana. Tout aussi excitant le déboulé plein d’une nostalgique poésie sous le Portalet des 8 mètres, Aile VI, Helen, France et Rhéa. Très attendu le défi des 15 m JI qui ne faillissaient pas à leur réputation, gîtés au maximum et au ras des cailloux dans
un bord à bord décoiffant d’élégance et de magie.
Club 55 Cup
Le 19 M JI Mariquita tentait jeudi de défendre son titre glané il y a deux ans face à Cambria. Un duel hors norme lui était proposé puisque c’est la goélette Altaïr qui se posait en Challenger. En effet, la rencontre programmée l’an dernier n’ayant pas pu arriver à son terme faute de vent, les capitaines avaient décidé de la reconduire cette année dans le plus pur esprit chevaleresque. Et c’est Altaïr qui s’est imposée à Pampelonne.
Blue Bird Cup
Tara Getty avait l’an passé, et lors de la journée des Défis, challengé le plan Olin Stephens Argyll qui l’avait emporté. Revanche cette année, puisque Skylark l’a emporté de 3 petites minutes. Dans la plus pure tradition du yachting, les deux équipages se sont retrouvés à déjeuner à bord du yacht Talitha, où Tara et Jessica Getty se sont vus remettre la Blue Bird Cup par l’acteur Griff Rhys Jones.
A terre, la bonne humeur communicative des équipages…
Les Voiles de Saint-Tropez sont également un événement à vivre à terre. Outre les évolutions des bateaux sous voile, que l’on peut aisément suivre autour du golfe ou de la Citadelle, la fête s’est poursuivie chaque jour au coeur de la cité corsaire le matin et le soir avec la présence des bateaux dans le port de Saint-Tropez entièrement transfiguré par la forêt de mâts en bois ou en carbone qui y fleurit pendant toute la semaine. Les Voiles ont également offert aux Tropéziens et au public l’accès tous les jours de 9h à 19h30 au «Village des Voiles». La structure ouverte de plus de1500 m² accueillait de nombreux stands de photo, boutiques, broderie, etc. autour du bar, le rendez-vous de
tous les marins. Côté fête, de nombreuses animations ont eu lieu dans le village et dans les rues, avec notamment les prestations de différents groupe musicaux et le traditionnel concours de boules sur la place des Lices. Les clowns du Festival du Cirque Monégasque ont assuré l’animation du défilé des équipages, avec le célèbre Bagad de Lan Bihoué . Un défilé très créatif cette année auquel ont participé une bonne quinzaine d’équipages…
Yachts extraordinaires :
Visible juste devant l’entrée du port de Saint-Tropez, la grande goélette Adix n’a pas couru aux Voiles mais a mêlé ses voiles auriques aux grands Classiques en lice. Adix est une goélette à trois mâts, lancée en 1984 sous le nom de Jessica : c’était alors une goélette à trois mâts et à 2 huniers (un fixe, un volant), immatriculée en Angleterre, et la plus grande goélette construite depuis les années 30. Ce voilier de luxe, a été construit par le chantier Astilleros De Mallorca selon les indications des architectes Arthur Holgate and Dijkstra & Partners. Pour le plus grand bonheur des amateurs, Adix a pu naviguer bord à bord avec Atlantic. Le plan d’eau du golfe de Saint-Tropez, baignée de soleil et balayé par une jolie brise s’est gracieusement prêtée à ce singulier voyage dans le temps. On se souvient que Atlantic a été reconstruit sous la direction de Ed Kastelein, qui avait déjà supervisé la
remise en état de Thendara, Aile Blanche, Borkumriff, Zaca a te Moana, Eleonora,…
Les Pen Duick étaient eux aussi de la fête, dans le sillage du beau cotre chéri d’Eric Tabarly, plan Fife de 1898, les 4 Pen Duick en activité chaque jour amarrés devant la capitainerie du port, ont permis aux nombreux spectateurs d’approcher de près la légende de 40 ans de course au large…
17 Tofinou, de 9,50 m et 12 mètres ont navigué sous leur propre flamme sur le parcours des yachts classiques. Ils ont croisé 4 « Code 0 », le joli day-boat aux allures rétro créé par Yves Parlier.
Autre légende, Manitou était de nouveau présent aux Voiles après sa première apparition l’an passé ; construit en 1937 sur plans Olin Stephens, Manitou (18m90) est un très élégant yawl Marconi qui a la particularité d’avoir été utilisé par John F. Kennedy pendant sa présidence. Fait exceptionnel, le yacht eu même le titre de « floating White House ». Équipé des toutes dernières technologies de l’époque, il permettait au Président des États-Unis de rester en contact avec la terre lors de ses navigations le long de la côte ouest. Après avoir continué sa carrière comme voilier école, le bateau a subi un profond refitting en 2010.
La Coupe de la Ville de Saint-Tropez
Elle échoit cette année au premier voilier Moderne aux points, toutes catégories confondues ; c’est le Farr 30 Give me Five du Yacht Club de Monaco qui l’emporte.

Prix du yacht de tradition de l’Année – Les Echos – Série Limitée
Derniers jours pour s’inscrire !
Ils sont déjà 8 ! Huit voiliers d’exception ont été retenus lors des délibérations d’un jury de
personnalités compétentes pour prétendre au Prix du Yacht de Tradition de l’Année organisé par Les Echos-Série Limitée. Mais il est encore temps de les rejoindre pour participer à ce prix 2012 dont le lauréat sera dévoilé à l’occasion du prochain Nautic de Paris. Les amateurs et capitaines ont jusqu’au 12 octobre minuit pour briguer ce titre prestigieux. Renseignements sur www.pyta.fr
Les huit présélectionnés :
- Chrisando
- Owl
- Sonda
- Palynodie II
- Oiseau de feu
- Hilaria
- Javelin
- Nan of Fife
Trophée Paris Première : remis au premier voilier Moderne de plus de 16 mètres : Music, Baltic 50
Tropheminin : remis au premier équipage féminin, le J97 tropézien No Limit
Trophée du Yacht Club de France : coup de coeur : Lelantina, skipper Patrick Gibert
Régate des centenaires du Gstaad Yacht Club
Journée de toux les défis, le jeudi a vu cette année la continuité d’une nouvelle idée venue l’an passé… du Gstaad Yacht Club. Peter Erzberger, Commodore du GYC, dans une louable volonté de rapprochement avec le monde de la mer et de la régate, a choisi les Voiles de Saint-Tropez et son club organisateur, la Société Nautique de Saint-Tropez, pour proposer aux voiliers centenaires leur régate propre, dans le cadre de la journée dédiée à ce type de challenge, la journée du jeudi. Le Gstaad Yacht Club offre un Trophée au voilier vainqueur d’une course à handicap, selon les règles en vigueur du Comité International de la Méditerranée. Le yacht le plus lent part en premier, et le plus véloce en dernier. Le vainqueur fut le premier à franchir la ligne d’arrivée sous le Portalet.
Le Gstaad Yacht Club, fondé en 1998 dans les montagnes suisses, signe ainsi son rapprochement avec Saint-Tropez. Le club compte 400 membres de 23 nationalités.
L’immense flotte de beaux yachts inscrits aux Voiles comptent ainsi pas moins de 20 “centenaires”.Victory, avec un pédigrée qui remonte à 1883 est le plus vieux, tandis que Mariquita, née en 1911, est le petit dernier de ce club informellement prestigieux.
Résultat :
1- MARIGOLD 1892
2- BONAFIDE 1899
3- ORIOLE 1905
4- THE LADY ANNE 1912
5- HISPANIA 1909
6- PARTRIDGE 1885
7-VICTORY1883
8-MARISKA1908
9-PEN DUICK 1898
10-SIF 1894
11-LULU 1897
12-OWL 1909
13-WINDOVER 1904
14-AVEL 1896
15-NAN OF FIFE 1896
16-TUIGA 1909
Anniversaires…
Les Tofinou ont 25 ans ! Lancés par le chantier latitude 46, les Tofinous ont conquis les adeptes de jolis « day-boats » aux lignes traditionnelles, et aux performances sportives affirmées. 9,5, 12 ou 16 mètres, le style fait recette depuis 25 ans déjà. Les Sillinger, semi-rigides aux allures martiales fêtent eux leur 50ème anniversaire ! 50 ans déjà que Tibor Sillinger jouait la carte de la robustesse, de la puissance et de la longévité pour ses semi-rigides sans concessions à la qualité…
Ils ont dit :
André Beaufils, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez
« Chaque année on me parle d’édition exceptionnelle ; On me dit : “C’est la meilleure année!” mais je dois avouer que cela me semble particulièrement adapté à cette année. Nous avons été bénis des Dieux, avec du vent, certes modéré, et du soleil chaque jour. Si je devais exprimer un regret, c’est celui d’avoir connu encore des incidents, mineurs dès lors qu’il n’y a pas dégât corporel, mais entre bateaux. L’incident entre Elena et un bateau spectateur de 25 mètres me plonge dans la consternation. L’ambiance à terre a été formidable. Les concurrents ont joué le jeu à terre à l’occasion des animations proposées. Les Voiles de Saint-Tropez grandissent de façon maîtrisée. Tant que j’aurai cette once de pouvoir, je m’attellerai à préserver une certaine idée de ce que j’ai connu voici plus de 25 ans, pour respecter ce qu’a créé Patrice de Colmont. Nous lui devons tout. Je
me contente de coordonner quelques actions et d’animer des équipes, de rechercher des
financements, mais j’ai à cœur de faire en sorte que cela ne devienne pas une semaine commerciale. Je le répète, les Voiles de Saint-Tropez ne sont pas à vendre et nous n’avons pas pour objectif d’en tirer un profit pour le profit. Je suis ravi que les media conservent un vif intérêt pour notre événement. Je conserve la volonté de ne pas me fixer pour objectif la croissance à tous prix. Nous avons atteint la taille critique, en termes de village et d’accueil des bateaux. On peut encore d’améliorer dans les détails, mais pas de doublement des tailles et des effectifs. ».
George Korhel, Directeur de course des Voiles de Saint-Tropez
« On ne pouvait pas rêver mieux! du soleil, de l’air, et des manches validées chaque jour, avec tous les bateaux classés dans les temps! Les Wally ont couru 8 courses… on a eu juste le vent qu’il fallait, suffisamment pour lancer des courses tous les jours, et pas trop pour que tout le monde puisse rentrer dans les temps et être classés. Les bateaux sont sortis du port dans peu de vent, ont bénéficié de la pression nécessaire pour bien naviguer, et le vent est tombé chaque soir pour permettre une rentrée aux ports des 300 bateaux sans anicroche… Notre partenariat avec Météo Consult nous a bien aidé ; les bulletins de 9 heures et 13 heures nous ont grande ment facilité la tâche dans le choix des parcours, tant pour les Modernes que pour les Classiques. Les équipes sur
chaque rond sont bien rodés. Je m’ennuie presque! (rires). Toutes nos équipes travaillent de concert depuis plusieurs années, s’apprécient et se respectent. On travaille dans l’harmonie. Côté coureurs, on a beaucoup de retour de satisfactions. Je peux boire une bière dans le village sans être agressé(Rires). Les groupes Classiques tournent sans problème. Chez les Modernes, on a fait un groupe pour les croiseurs non taillés pour la régate, et on a ensuite réparti les voiliers en fonction des tailles et des ratings. On a tout mis en oeuvre au niveau de la sécurité, mais on ne peut pas empêcher certains irresponsables qui font courir des risques énormes aux concurrents. Mais nous retiendrons surtout cette très belle édition. 5 noeuds de vent de plus, et ça aurait été indécent! (nouveaux rires!) »
Jean-Pierre Champion, Président de la Fédération Française de Voile
“Les Voiles de Saint-Tropez sont peut-être, et à mon humble avis, le plus bel événement nautique au monde. J’en ai vu beaucoup, et ce qui se passe ici à Saint-Tropez est inégalé. L’idée de mêler les Classiques et les Modernes est formidable et fonctionne magnifiquement. Le contraste entre les futuristes Wally et les beaux yachts centenaires est saisissant et très intéressant à admirer. Il existe dans l’écrin de Saint-Tropez une ambiance, mélange d’envie, de passion et de respect que je ne retrouve vraiment qu’aux Jeux Olympiques…”
Ils naviguaient cette semaine à Saint-Tropez….
Luc Alphand, Seb Audigane, Yves Carcelle, Catherine Chabaud, Jean Loup Chrétien, Robert Charlebois, Sébastien Col, Thomas Coville, Sébastien Destremau, Jean Pierre Dick, Leonardo Ferragamo, Tara Getty, Olivier Lozachmeur, Nicolas Lunven, Philippe Monnet, Lindsay Owen Jones, Marc Pajot, Yves Pajot, Lionel Péan, Jacques Rougerie, Jochen Schuman, Jacqueline et Marie Tabarly…

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