Le casse-tête des Voiles

Rassembler et abriter 300 des plus beaux voiliers du monde, tant Classiques que Modernes, tel est le défi relevé chaque année depuis 1999 par les équipes d’André Beaufils, avec le concours de la capitainerie.

Le port non extensible contraint les équipes d’organisation à opérer de véritables miracles pour satisfaire skippers et propriétaires venus du monde entier célébrer le yachting. Les plus beaux voiliers du monde veulent tous venir aux Voiles de Saint-Tropez, c’est ainsi que toutes les demandes sont examinées à la loupe et que l’exiguïté du port empêche hélas parfois de satisfaire les propriétaires.  

Point de lignes directrices dans les choix cornéliens qui se présentent, tant il est impossible de donner préférence à tel voilier de légende plutôt qu’à un autre.

L’équilibre entre voiliers Classiques et Modernes est chaque année recherché, car tous souhaitent naturellement bénéficier des places les plus prestigieuses à l’ombre de la statue du Bailli de Suffren.  

Moonbeam saga

Le cotre aurique Moonbeam IV, fidèle des Voiles d’entre les fidèles, fête cette année son centenaire. Chacune de ses sorties constituera à l’évidence un évènement , qui culminera bien entendu avec sa présence attendue à Saint-Tropez en septembre prochain.
L’histoire des “Moonbeam” débute en 1858 lorsque Charles Plumtree Jonhson, grand avocat Londonien, commande à l’architecte naval William Fife son premier Moonbeam. En 1864, Mr Johnson fait construire Moonbeam II, un cotre de 17,78m dessiné par l’architecte Frédérick Shepard. Mais celui-ci n’est pas un bateau de régate, malgré quelques victoires avec handicap. Charles Johnson se rapproche alors de nouveau de William Fife III en 1902  et lui confie  le soin de dessiner un nouveau voilier. Moonbeam III ou Moonbeam of Fife est mis à l’eau en 1903, N°491 de la collection Fife : il s’agissait à l’origine d’un yawl aurique de 24,72m respectant la jauge RORC, aujourd’hui gréé en cotre. Il est doté d’une barre franche et d’un pont relativement épuré.
En 1914, Mr Johnson décide de construire Moonbeam IV, plus spacieux, plus grand mais toujours gréé en aurique. Celui-ci ne sera mis à l’eau qu’après la guerre en 1920 et récupère son numéro de voile d’origine qu’il arbore encore aujourd’hui, le n°8.

260 journalistes internationaux

Les 15ème Voiles de Saint-Tropez ont accrédité durant cette semaine magique très exactement 260 journalistes, venus de toutes les régions de France, mais aussi d’Italie, d’Allemagne, des Etats-Unis, d’Angleterre, d’Australie, d’Autriche, de Belgique, du Canada, du Danemark, d’Espagne, de Finlande, des Pays-Bas, du Luxembourg, de Suisse et de Turquie…

Inoubliable !

La quinzième édition des Voiles de Saint-Tropez s’est singularisée cette semaine par ses nombreux contrastes climatiques, qui ont donné aux joutes nautiques un relief et une saveur très particulières, dont les 4 000 marins se souviendront longtemps. Au petit temps médium du premier jour de course, a succédé une lente montée en puissance de la force du vent, pour offrir mardi et mercredi deux somptueuses journées de régates sous le soleil. Si jeudi et vendredi ont vu la colère d’Eole interdire le déroulement des courses, elles ont néanmoins permis à quelques téméraires, Altaïr et Moonbeam III en particulier de rendre hommage à l’esprit de la Nioulargue en bravant la forte houle et les bourrasques à plus de 30 noeuds. Et comme il était décidément écrit que ces Voiles 2013 ne demeureraient pas anonymes, c’est par une somptueuse dernière journée de course, ventée à souhait, sous un soleil généreux et sur une mer vigoureusement animée qu’est tombé le rideau d’une pièce riche en émotions de toutes sortes (présence de Bill Jayson), excitante sur le plan sportif, et somptueuse sur le plan des images qui ont une nouvelle fois comblé les photographes du monde entier. Clap de fin de la saison nautique pour la grande majorité des régatiers, Modernes ou Classiques, les Voiles de Saint-Tropez ont bien été le feu d’artifice attendu, la fête espérée qui a scellé les amitiés de milliers de marins et qui se projettent d’ores et déjà un an plus tard, avides de renouer au plus vite avec cet esprit unique d’amitié, de convivialité et de partage  d’un yachting décidément éternel.

 

Loïck Peyron, ambassadeur BMW

Loïck Peyron, qu’on ne présente plus, est présent aux Voiles, à l’invitation du constructeur automobile allemand BMW qui en a fait son ambassadeur. Au-delà du caractère ronflant de l’appellation, Loïck se reconnait avant tout dans la perpétuelle recherche d’innovations et d’expérimentation technologique du secteur automobile, que le milieu voile, sans moyens comparables, essaie pourtant d’imiter, à l’instar des développement observés lors de la dernière Coupe de l’America. Entretien :

« J’ai un long vécu d’ancien combattant ici à Saint-Tropez (Rires), puisque ma première expérience était en 1985 ; à l’issue du Tour de l’Europe, nous étions arrivé à Toulon, à bord du petit catamaran Lada tout zébré. C’était la Nioulargue, et c’était génial, un grand souvenir. Je suis ensuite revenu assez souvent. Ma dernière expérience date d’il y a quelques années à la barre de Mari Cha IV. C’est un événement exceptionnel. Tout le spectre voile n’est pas là, mais une grande partie, dans un vrai respect des belles choses du passé qui font ce que la voile est aujourd’hui. J’aime beaucoup voir les traits de génie d’il y a plus d’un siècle toujours entretenu et au meilleur de leur forme, grâce à des passionnés. Le mariage entre passionnés d’hier et d’aujourd’hui fonctionne à fond. Le site s’y prête à merveille et la période est idéale. Il y a un côté « Pro Am » que l’on voit au golfe et au tennis, avec ce mélange de propriétaires passionnés et de grandes pointures professionnelles. On trouve des gars venus de tous les horizons de la voile, de la Coupe, du large… C’est très anglo-saxon finalement.

Je suis ami de la marque BMW depuis longtemps, et nous travaillons ensemble sur leurs nouveaux produits électriques, tout carbone. C’est une des rares marques qui fait des innovations exceptionnelles sur le plan environnemental. Leurs préoccupations liées à l’environnement date de très longtemps puisque l’on relève des expérimentations dans ce domaine qui remontent à 1949. On se retrouve sur le respect de ce qui s’est passé hier pour mieux voir demain. C’est aussi exactement leur culture, et c’est ce qu’on retrouve aux Voiles. Observer ce que les anciens ont fait, pour s’en inspirer. J’ai personnellement l’envie de montrer aux plus jeunes les leçons du passé. Le monde automobile a des moyens extraordinaires pour se développer technologiquement. Ils savent analyser les micro détails qui font la différence, et cette démarche est forcément intéressante pour le développement de la voile. »

Ça se passe comme ça à Saint-Tropez !

L’épisode venté d’hier avait laissé ce matin le plan d’eau du golfe de Saint-Tropez hâché et tumultueux. Les orages de la nuit avaient aspiré le vent d’est, laissant le petit port Varois sans souffle, comme étourdi par tant de fureur. La lente reconstitution d’un régime de sud, puis d’ouest a en conséquence occupé une bonne partie de la matinée, mettant à rude épreuve la patience et le sens régatier du Comité de course des Classiques devant le Portalet, et des Modernes à l’orée du golfe, là où la houle du nord venait percuter le vent de sud. Tous les groupes prenaient pourtant en début d’après-midi le départ de la dernière manche de ce millésime 2013 des Voiles de Saint-Tropez, qui allait au fil de l’après midi, dans le vent et sous un généreux soleil, au hasard des croisements des groupes, jolis ketchs et yawls bermudiens sur fond de grands voiliers auriques, offrir aux nombreux amateurs et touristes ce que d’aucuns qualifiaient de plus beau spectacle de la semaine. Après 48 heures sans course, l’envie d’en découdre était palpable chez nombre de concurrents encore en lice pour victoires et accessits, tels Chinook (Herreshoff 1916) et Kelpie (Mylne 1903) chez les “petits” auriques, ou Tigris (Mylne 1899) et Runa VI (Ronne 1927), My Song (Proto reichel Pugh) versus Firefly (Hoek) et Aragon (Marten 72), Velsheda vs Hanuman, pour ne citer que les plus empressés aux classements généraux provisoires.

Querelle de Qs

Les Q boats inscrits dans le très tonique groupe des voiliers Marconi C avaient eux aussi besoin d’une dernière manche pour se départager. Jour de Fête et Bruno Troublé ont ainsi répondu toute la journée du tac au tact aux velléités de Leonore de se démarquer, sous le regard vigilant des équipiers du 32 pieds signé Sparksman & Stephens de 1936 Sirius. Les 13, 6 milles de course, débutés par un somptueux aller-retour vers le fond du golfe, avec un double passage devant Saint-Tropez et son icônique clocher, étaient dévorés à vitesse Grand V, avec un long bord de portant  tournant vite au reaching pour rejoindre la Sèche à L’Huile puis les Issambres, et un tonitruant retour travers au vent. Une journée toute entière placée sous le signe de la vitesse, avec peu d’opportunités tactiques, mais le plaisir simple du jeu parfois acrobatiques, surtout en bordure de golfe, avec le désordre des vagues.

Les Modernes bousculés…

Une quinzaine de milles d’une régate bien équilibrée entre bords de près vers le large et retour au reaching vers Saint-Tropez était au menu des plus petits IRC, tandis que les “gros” enroulaient deux boucles du parcours pour près de 25 milles d’une belle course au contact dans la mer croisée et désordonnée au large de Pampelonne. Le vent bien campé au secteur sud n’a cessé de se renforcer tout au long du début d’après-midi, pour offrir à tous ces régatiers venus de Méditerranée, de Manche et d’Atlantique, un final en apothéose non seulement de leur semaine tropézienne, mais aussi, de leur saison 2013.

Open Season maîtrise..

Le Cento Magic Carpet a une nouvelle fois tenu la dragée haute à l’autre Wally Cento de l’épreuve, Hamilton, qu’il devance en temps réel de plusieurs longueurs sur la ligne d’arrivée mouillée, une fois n’est pas coutume pour la Class Wally, sous le Portalet. C’est pourtant le Wally 94 Open Season qui l’emporte au général, au terme des 7 manches validées cette semaine.

Lionheart en beauté

Le Class J Lionheart, signé Hoek en 2010 termine en beauté avec une victoire une semaine toute en contraste pour le grand ClassJ à la robe noire qui aura trop souvent dû s’incliner face au redoutable Velsheda rompu à l’exercice de ces joutes tropéziennes. Le plan Nicholson de 1933, régulier aux avant postes avec deux victoires de manches, remporte ces Voiles de Saint-Tropez. Hanuman (Dijstra 2009) est un beau second qui en terminant troisième de la manche du jour manque d’un souffle la victoire finale.

Frederick Shepherd, père de Owl et Wayward…

Frederick Shepherd était un architecte naval Britannique né à Southampton le 8 juin 1869 et mort le 28 décembre 1969. Moins connu que nombre de ses illustres contemporains, il n’en a pas moins dessiné les plans de 84 yachts, dont certains naviguent encore avec succès aujourd’hui, à l’image du ketch aurique Owl lancé en 1909, familier des Voiles de Saint-Tropez.

Owl mesurait 14,50m à l’origine. Construit en 1909 par Frederick Shepherd, il fut rallongé pour gagner en vitesse en 1921. Acheté en 1974 par un français basé à Saint-Malo puis par un propriétaire italien  en 1990 qui l’a gardé jusqu’en 2011, il a été entièrement restauré entre 1993 et 1996 à l’école de charpenterie de marine de Lowelstoft en Ecosse .

Owl est un bateau d’époque et ses propriétaires successifs ont tenu à ce qu’il garde son accastillage à l’ancienne et son allure d’origine. Son gréement fractionné (5 voiles au près en croisière) permet de le manœuvrer facilement avec un équipage réduit. Il faut néanmoins souquer fort sur l’écoute de grand-voile dépourvu de winch. Un bateau sûr et très marin qui a déjà traversé l’Atlantique, un bateau rapide pour son âge, très équilibré et confortable.

“Wayward” est l’un des premiers bateaux de régates dessiné par Fred Shepherd à la demande de Lord Tanguy. En 1908, “Wayward” alors sous pavillon anglais, quitte les chantiers White Brothers de Southampton pour sa mise à l’eau. Quelques passionnés de la voile classique ont décidé de restaurer ce magnifique bateau en bois pour lui redonner toute sa splendeur et sa fiabilité marine en le regréant en cotre aurique à flèche.

Blazing Star est… Chief Ivanhoe

Le Yawl 60 Blazing Star navigue à Saint-Tropez au sein du groupe d’une rare et riche densité, celui des Epoque Marconi C, en compagnie des Skylark (Stephens 1937), Sonny (Frers 1935) et autre Stormy Weather (Stephens 1934). Ce Classic signé John Alden fut dessiné en 1928 à Boston, et lancé deux ans plus tard sous le nom de Blazing Star, mais allait se faire connaître sous le nom de Chief Ivanhoe avant guerre. Six Sister ships parfaitement identiques allaient suivre, dont Lucia. Durant plus d’une décennie, le yawl allait connaître le succès sur la côte est des Etats-Unis. Rebaptisé Blazing Star, le voilier a été totalement et fondamentalement restauré, avec notamment la construction et la fabrication d’un nouveau gréement en pin de Colombie.

Chaud de vent à Saint-Tropez !

Comme on le redoutait hier, la dépression qui paresse entre Corse et Golfe de Gênes, et qui compresse de toniques flux d’est le long des rivages Varois, tarde à s’évacuer. La physionomie du plan d’eau des Voiles de Saint-Tropez revêt les contours inhospitaliers d’une mer tendance déferlante et “gros moutons”, tandis que l’anémomètre reste ostensiblement calé bien au delà des 25 noeuds, avec de brusques accélérations à 32 noeuds, voire plus. Georges Korehl et ses équipes de la direction de course, en concertation avec les responsables des classes de bateaux concernés, ont ainsi très tôt signifié aux 4 000 marins pourtant prêts à en découdre, l’absence de régate aujourd’hui. Après trois journées somptueuses, sous le soleil, sur mer plate et par vent médium, les Voiles de Saint-Tropez observent en ce vendredi une pause, que chacun met à profit selon l’humeur du jour, pour s’adonner au bricolage à bord, ou au fareniente qu’encourage la tiédeur d’une paisible fin de saison. 9 groupes distincts de voiliers classiques, des grandes goélettes auriques aux fins métriques Bermudiens, auxquels s’ajoutent un classement spécifique aux Tofinou (9 et 12,50 m) et les Code 0, ainsi que 5 Groupes IRC de voiliers Modernes, avec l’exceptionnel rond des Wally et des ClassJ, vont patienter jusqu’à demain samedi, dernière journée des Voiles, pour goûter, une dernière fois, à la magie de l’instant tropézien.

Aperçu sur A

“Les courses dont le départ n’a pas été donné sont retardées. Plus de courses aujourd’hui“.. Interjection technique et sans appel. 27 noeuds établi dans le golfe de Saint-Tropez, avec des “claques ” à 32 noeuds interdisent toute mise en place de parcours, et incitent capitaines et propriétaires à demeurer sagement au port. “La dépression sensée s’évacuer vers le sud ouest reste centrée au sud ouest.“ explique George Korehl, directeur de course des Voiles de Saint-Tropez. “En son nord, le vent est à l’est, soit dans l’axe du golfe. Elle devait s’évacuer la nuit dernière mais est demeurée stationnaire. Nous sommes ainsi en ce vendredi au même point qu’hier, en espérant que le plus fort du coup de vent va passer aujourd’hui, et laissera cette nuit le temps au plan d’eau de s’apaiser pour permettre le lancement de courses demain, dernière journée des Voiles…“

Marigold conserve le Trophée du Centenaire
Les yachts classique centenaires étaient invités hier à disputer une course poursuite dans le cadre de la journée des Défis, départs donnés en fonction du handicap de chaque bateau spécialement étudié pour ce Centenary Trophy, le plus lent partant en premier. Les conditions météo en ont décidé autrement, et il a été décidé, en l’absence de régate, que Marigold (Cotre aurique, Nicholson 1892) et son propriétaire Richard Allen, conserveraient le trophée créé par Wakely and Wheeler de Londres en 1911.

Trophée des centenaires ; liste des voiliers engagés :

Bona Fide – 1899  Sibbick

Kelpie 1903 Mylne

Lulu – 1897  Rabot

Marigold  1892 Nicholson

Mariska 1908 – Fife

Nan of Fife – 1896 Fife

Oriole – 1905  Fife

Partridge – 1885  Beavor Wegg

Shenandoah of Sark – 1902 Ferris

Sif – 1894 – Hansen

Veronique – 1907 Luke

Windover – 1904 – Luke

Drake & Horn, la Course

Lionel Péan a présenté cette semaine dans le cadre des Voiles le projet de course commémorative entre Saint-Tropez et le Cap Horn, sur les traces de Sir Francis Drake, avec retour en Méditerranée et Istanbul, aux propriétaires et capitaines de super yachts et grands voiliers classiques. Le concept de cette Drake&Horn, course du jubilés (1616-2016), est simple et séduisant : permettre aux grandes goélettes, qui sont dans leur majorité des copies, sans histoire propre, de rejoindre le cap Horn, en course et rentrer ainsi dans l’histoire du yachting. L’idée est, plutôt qu’hiverner aux Antilles, de faire un beau voyage qui restera dans les mémoires des marins, et dans le vécu des bateaux. Le Cap Horn et sa mythologie conservent une énorme puissance d’attraction pour marins et propriétaires. “Notre volonté est d’organiser et structurer ce voyage sur la base d’une course,“ explique Lionel Péan, “en gommant les inconvénients par une certaine libéralité d’arrêts techniques ou logistiques non comptabilisés dans le temps de course“. Un départ de Saint-Tropez en Octobre 2015, permettra une arrivée au coeur de l’été australe fin décembre 2015, et une participation active au 400e  anniversaire de la découverte du passage de Drake, cette mer qui sépare l’Amérique du sud de l’Antarctique. Les superyachts et grandes goélettes classiques pourront rentrer, en course, vers la Méditerranée. Istanbul constitue une ville d’arrivée de choix, très pratique pour les voiliers qui préparent leur saison en Méditerranée. Lionel Péan a ainsi débuté à Saint-Tropez une campagne d’information, de sensibilisation et de communication auprès des propriétaires et capitaines, “avec un certain succès…“ avoue-t’il.

Un peu d’histoire, de Drake au Horn…
Sir Francis Drake, né vers 1540 à Tavistock (Devon) et mort le 27 janvier 1596, était un corsaire, explorateur, esclavagiste et homme politique anglais du XVIème siècle. Il est crédité de la deuxième circumnavigation de la Terre, entre 1577 et 1580.

La reine Elizabeth 1ère d’Angleterre le fait chevalier en 1581. Il est commandant en second de la flotte anglaise qui affronte l’Invincible Armada espagnole en 1588. Il meurt de la dysenterie en janvier 1596 après l’attaque avortée de San Juan à Puerto Rico.

A l’âge de 23 ans, Drake effectue son premier voyage aux Amériques, en compagnie de son cousin  Sir John Hawkins, de Plymouth. Cette flotte se rend d’Angleterre en Afrique pour y acheter des esclaves et les revendre dans les colonies du Nouveau Monde

En 1572, il embarque pour sa première entreprise indépendante. Il envisage une attaque sur l’isthme de Panama, car c’est de là que l’or et l’argent pillés au Pérou étaient acheminés pour y être envoyés en Espagne à bord de galions de la flotte des Indes. Drake quitte Plymouth le 24 mai 1572, avec un équipage de 73 hommes répartis sur deux petits bâtiments, le Pascha (de 70 tonneaux) et le Swan (de 25 tonneaux), pour capturer la ville de Nombre de Dios et de Venta-de-Cruz situées sur la côte orientale de l’isthme de Panama. Suite au succès de son raid contre les possessions espagnoles, la reine Elizabeth 1ère lui fournit  des lettres de marque et lui demande de monter une expédition contre les établissements espagnols situés sur la côte Pacifique de l’Amérique du sud.

Drake commence sa circumnavigation en 1577 en longeant les côtes européennes puis la côte occidentale de l’Afrique. Sa flotte traverse ensuite l’océan Atlantique pour atteindre la partie australe de l’Argentine et remonter les côtes américaines jusqu’à San Francisco, pour ensuite traverser le Pacifique jusqu’en Indonésie. Drake termine son tour du monde en passant sous l’Afrique pour remonter jusqu’en Europe. Il s’agit de la deuxième circumnavigation de l’histoire après la flotte de Magellan, Drake étant le premier capitaine à terminer le tour du monde.

L’expédition était composée de cinq navires, le Pelican, l’Elizabeth, le Christopher, le Swan et le Benedict et emportait 164 hommes. La flotte quitte Plymouth le 15 novembre 1577.

Le 30 janvier 1578, au large des îles Cap-Vert, les Anglais capturent deux navires portugais dont le plus gros, le Santa Maria, est rebaptisé le Mary et est ajouté à l’expédition, avec  Nuno da Silva, un portugais possédant une grande expérience des eaux sud-américaines.

Lors de la traversée de l’Atlantique, la flotte est prise dans une violente tempête. Le Christopher et le Swan sont sabordés ; les deux navires n’ayant plus assez d’hommes pour les manœuvrer. Le 18 juin 1578, la flotte arrive dans la baie de San Julián, en Patagonie. Ferdinand Magellan y avait fait exécuter des mutins, près d’un demi-siècle auparavant. Drake et ses hommes aperçoivent les sinistres gibets espagnols d’où pendaient encore des squelettes blanchis par les éléments. Le Mary, jugé en trop mauvais état, est brûlé. Pendant cette escale, le Pelican est rebaptisé Golden Hind. Drake prend la décision de passer l’hiver 1578 dans la baie de San Julián avant de tenter la passage du détroit de Magellan. Le 20 août 1578, les trois navires rescapés, abordent le détroit de Magellan, dont la traversée va durer 16 jours.

Au sud de la Terre de Feu, entre continent Américain et Antarctique, le passage de Drake, ouvert en 1616 par l’Eendracht du capitaine Hollandais Willem Schouten en 1616, rend hommage au corsaire-explorateur anglais.

Le Cap Horn a été découvert en janvier 1616 au cours d’une expédition financée par la ville hollandaise de Hoorn. L’origine de son nom est donc hollandaise (“Kaap Hoorn”), le cap ayant été baptisé en l’honneur de cette ville des Pays-Bas.

Un jour, un bateau… Aschanti of Vegesak

Les observateurs découvrent avec intérêt sur le plan d’eau des Voiles  une grande goélette Bermudienne de près de 35 mètres, Aschanti. Lancée en 1954 au chantier Ernst Burmester à Brême en Allemagne, la goélette a été restaurée entre 1991 et 1994 chez Lurssen. Avec un pont et des superstructures en teck de Birmanie, les mâts et les bômes en spruce du Canada , Henry Gruber a réalisé un bateau à la fois luxueux et compétitif en régates. Il a plusieurs fois hésité sur le nom du bateau. Le yacht a été enregistré sous le nom de Marie Pierre, puis Ashanti of Saba avant d’être définitivement baptisé Aschanti of Vegesack. L’architecte d’intérieur Dee Robinson a réalisé tous les aménagements. Le voilier évolue au sein du groupe éminemment prestigieux des Grand Tradition, avec Kalle Ebner à la barre. Vegesack est un district du nord de Brême, une zone portuaire au bord de la Weser.

Dominique Pérotin, portraitiste de yachts

Originaire de Bordeaux, Dominique Pérotin est désormais installée en Provence, d’abord au Castellet, et désormais à La Cadière d’Azur. Spécialiste de la technique à la colle, elle peint depuis 30 ans uniquement sur bois. Formée par G. Cleton, elle a d’abord travaillé à Paris pour Françoise Thibault. Dominique Pérotin travaille à la colle de peau depuis les années 70. Il s’agit d’un type de peinture, à base de gélatine animale, qu’on peint à chaud et qu’on conserve au frais, en accumulant les couches. Cela offre un toucher sublime. Dominique ne fait pas de “marines”. Elle est une véritable portraitiste de bateaux. Chaque bateau est méticuleusement reproduit, dans les moindres détails. Les voiliers auriques ont sa faveur, Bona Fide, Marigold, Oriole… Les décors ont aussi leur importance puisque Dominique reproduit avec une grande poésie les ciels, et les mers Bretons, Normands, d’Arcachon ou de Méditerranée.

“J’ai toujours été passionnée par les bateaux de travail, avec leurs coques en bois et  leurs rudes voiles de couleur. Qu’ils soient de Pornic ou de Marseille des Sables d’Olonne ou d‘Arcachon. Inspirée par Paul Emile Pageot, ou par les Ex-voto, je les  peint souvent en situation de pêche, et chaque bateau est reproduit avec minutie.  Toujours sur bois, parfois même sur de vieux bois flottés. Comme le reste de mes  peintures, ces marines s’entretiennent à la cire, et avec le temps, prennent une  patine qui va bien avec le sujet . Ces « portraits de bateaux » peuvent également  être personnalisés, certains clients apportent des photos de leur bateau.”

L’extraordinaire destin de Clinton Hoadley Crane

Le 12 mJI Bermudien Seven Seas of Porto brille aux Voiles. Son designer est le méconnu Clinton H. Crane, dont l’histoire vaut pourtant son pesant d’acajou…

Clinton Hoadley Crane était à la fin du 19ème siècle, un architecte naval américain amateur, qui dessinait pour lui même et ses amis des bateaux à voile puis à moteur. Licencié de la Harvard Engineering School en 1894, il part étudier à l’université de Glasgow de 1897 à 1898. C’est là qu’il rencontre l’architecte français Augustin Normand, qui l’initie aux bateaux à moteurs. Au début du 20ème siècle, de 1900 à 1912, il s’établit enfin comme architecte naval, et pendant 12 années construit des bateaux très appréciés sur la côte est des Etats-Unis. Il rompt brutalement avec cette carrière et s’investit totalement dans la compagnie minière familiale. Il retourne 10 ans plus tard à ses premières amours, le yachting. Il dessine des bateaux à moteurs et des bateaux à voile, petits et grands, et élabore non seulement la International Rule, mais aussi la Universal Rule. Il lance Endymion en 1900, qui établit un record de la traversée de l’Atlantique en 13 jours et 8 heures, record qui sera battu par la goélette Atlantic de Charlie Barr. Le 5 août 1908, il établit un record du monde  de vitesse absolu à moteur, en atteignant les 36,6 miles par heures avec son motorboat Dixie II à Bayonne, New York. En 1929, il signe le dessin de Weetamoe, un J qui ratera d’un cheveu la sélection finale pour la défense de la Coupe de l’America. Son 12 m Gleam prendra en revanche part aux sélections de la Coupe en 1958. Crane sera ami et Mentor d’Olin Stephens. Il meurt en 1958.

Jour de folie à Saint-Tropez !

Le jeudi, les Voiles de Saint-Tropez marchent un peu sur la tête ; pour célébrer l’esprit créateur de la régate originale vers la Nioulargue entre Ikra et Pride, les concurrents sont traditionnellement invités à se défier au gré de leurs affinités, en dehors de toute logique de jauge, pour le simple plaisir d’en découdre entre amis. La Club 55 Cup quant à elle reproduit à l’identique le défi de 1981,entre un Challenger et un Defender, avec pour objectif, la plage de Pampelonne et un déjeuner au Club 55. D’autres défis ont pris le pli au fil des ans, tous ancrés dans la philosophie si spécifique au yachting, de la compétition pour le plaisir. Le Millésime 2013 restera à de maints égards dans les esprits. D’abord à cause d’une météo peu coopérative, avec ce flux d’est très virulent, plus de 30 noeuds dans les rafales, qui a convaincu nombre de capitaines de rester au port. Mais il en fallait plus pour distraire les lauréats du défi Jean Laurain/Dick Jayson sur la Club 55 Cup. Bravant les 3 mètres de creux du golfe, le cotre aurique Moonbeam III et la goélette aurique Altaïr sortaient au plus fort du coup de vent et démontraient le temps d’un aller retour vers le fond e la baie, les extraordinaires qualités marines de leurs carènes centenaires. Bientôt imités par d’autres téméraires (Runa VI, Lelantina…), les deux protagonistes lançaient de la plus sportive des manières une journée de fête échevelée, scandée par le défilé carnavalesque des équipages, et une improbable régate de modèles réduits, parenthèse récréative  du Trophée du Centenaire du yacht Club de Gstaad.

Moonbeam III et Altaïr sur la Club 55 Cup

Le défi commémoratif de la création en 1981 de la Nioulargue, ancêtre des Voiles, opposait aujourd’hui le tenant du titre, la goélette aurique Altaïr (Fife 1931), au cotre aurique Moonbeam of Fife (1903). La météo peu coopérative n’a pas rebuté les équipages soucieux de rendre hommage à l’acte fondateur de la Nioulargue. Les deux voiliers se sont élancés depuis le Portalet, en donnant eux-même le départ, bientôt rejoints par Lelantina, la goélette aurique signée John Alden (1937), et le vaillant Runa VI d’Yves Carcelle. Dans les creux et les rouleaux, et sous les rafales, ces voiliers assuraient le spectacle, louvoyant au près au milieu du golfe désert. Cette courageuse démonstration de l’esprit compétitif des équipages durait jusqu’à la mi-journée. De retour au port, les équipages montaient à bord de calèches hippomobiles pour rallier le Village des Voiles, d’où ils étaient emmenés vers le Club 55 où les attendait un déjeuner de l’amitié bien mérité.

Le Trophée des Centenaires

C’est donc aujourd’hui, journée des défis que devait se dérouler le Trophée du Centenaire organisé et patronné par le Yacht Club de Gstaad. La puissance du vent en aura décidé autrement. Mais il en faut plus pour briser l’inaltérable esprit d’initiatives et d’improvisation propres à la Nioulargue. Il y aura bien un lauréat 2013 au Trophée, puisque avec l’accord de tous les postulants, c’est à partir d’un calcul en temps compensé sur les deux courses courues depuis mardi, qu’un vainqueur sera désigné. Et pour que le désir de compétitions des protagonistes soit totalement satisfait, c’est par un match race de modèles réduits, disputé sur la piscine du château, que les équipage ont malgré tout pu en découdre. Des modèles réduits d’un mètre de long ont été acheminés en urgence de Gstaad, avec les ventilateurs ad hoc, et   Bona Fide  (Sibbick 1899) s’est imposé lors de la finale.

Le point chez les Classiques

Moonbeam IV en pôle

Le beau cotre aurique Moonbeam IV (Fife 1914) réussit un quasi sans faute dans cette première partie des Voiles 2013. Mickael Cléac’h signe en effet une victoire de manche et place son plan Fife sur la deuxième marche du podium de la course bien ventilée d’hier. L’autre Moonbeam, le III (Fife 1903), cinquième mardi s’est remarquablement repris pour l’emporter hier et prétendre lui aussi inscrire son nom au palmarès à la fin de la semaine. Mariska, le 15 m JI (Fife 1908) risque de regretter sa contre performance d’hier après un bon début. Les hommes d’Eduard Kessi qui réalisent une très belle saison au sein de la flotte des 15 m JI ont les moyens de se reprendre…

Chinook veut créer la surprise

Impressionnant cette saison, le nouveau venu “Forty” New-Yorkais Chinook (Herreshoff 1916) a déjà marqué Saint-Tropez de son empreinte. Premier mardi, il n’a cependant pu dans le vent forcissant d’hier annuler son handicap de rating vis à vis du véloce Nan (Fife 1896). La lutte au sein de ce spectaculaire groupe des voiliers auriques quasiment tous centenaires, est de toute beauté, avec Kelpie (Mylne 1903) et l’infatigable Oriole ((Hereshoff 1905) en embuscade.

Jeu ouvert chez les Epoque marconi

Ce groupe rassemble les plus beaux cotres bermudiens des années 30. Manitou, (Olin Stephens 1937) y fait merveille malgré la concurrence exacerbée des habitués des Voiles, The Blue Peter ((Mylne 1930), Eileen, (Anker 1938), hélas “blessée” hier avec la rupture de sa tête de mât, et l’étonnant 12 mJI Bermudien signé Clinton Crane Seven Seas of Porto.

Tigris rugit chez les “Petits auriques”

On attendait Runa VI, le cotre aurique superbement restauré à Brest par Yves Carcelle (Ronne 1918), mais malgré une seconde place mardi, c’est bien le plan Alfred Mylne de 1918, le cotre aurique Tigris qui brille cette semaine dans ce très compétitif groupe de “racers” auriques. La goélette Lelantina (Alden1937) a fait hier parler toute sa puissance, mais reste sous la menace des vénérables et vénérés anciens Marigold (Nicholson 1892), et Partridge (Beaver Wegg 1885).

8 m et Class Q

Un groupe intitulé Epoque Marconi rassemble une flotte aussi somptueuse que compétitive de voiliers gréés marconi d’une quinzaine de mètres hors tout, appartenant soit à la classe des métriques de 8 m, soit à la Class Q. On y attendait Jour de Fête cher à Bruno Troublé (Paine 1930), et l’attente n’est pas déçue puisque le Q boat Bermudien bagarre aux avant postes. Il va devoir batailler ferme face à un autre Q boat, Leonore (Anker 1925) très régulier sur les podium. Carron II, le 8 m JI à bord duquel officie le rusé et expérimenté Luc Poupon peut troubler la suprématie des Q…

Le point chez les Modernes

Il se remarque par son étincelante robe verte ; Inouï, le grand sloop signé Philippe Briand a survolé les débats hier mercredi, lors de la journée la plus ventée de la semaine, bouclant les 20 milles théorique du parcours avec plus de 4 minutes d’avance sur Firefly (Proto Hoek 2001), et 21 minutes sur le Superyacht irlandais Whisper (Reichel Pugh 2001)déclaré vainqueur en temps compensé. Superyachts et maxi yachts rivalisent d’élégance et de performance chez les IRC A, où l’on dénombre déjà autant de vainqueurs de manche que de courses parcourues ; C’est le Marten 72 Néerlandais Aragon (Reichel Pugh 2006) qui avait ouvert les débats lundi. L’autre proto Reichel Pugh italien My Song lui avait répondu mardi avant de rater sa course hier. InouÏ, Whisper et Firefly semblent en position idéale pour espérer l’emporter samedi.

Velsheda en tête de meute

Velsheda (Nicholson 1933) a pris hier un avantage en remportant sa deuxième victoire de manche dans le très exclusif groupe des ClassJ. Hanuman (Dijstra 2009) semble abonné à la seconde place avec 3 places de dauphin à son actif. Lionheart (Hoek 2010) alterne le bon et le moins bon et c’est à la régularité que se jouera la victoire dans ce groupe particulièrement spectaculaire.

6 courses ont d’ores et déjà été validées chez les Wally, qui  se régalent de petits parcours entre deux bouées du côté de Pampelonne, agrémentées de petits côtiers. Les deux Wally Cento Hamilton et Magic Carpet font merveille en temps réel, mais ce sont les « modestes » J One (77 pieds) et Open Season (94 pieds) qui tirent leur épingle du jeu et se partagent les victoires de course. Magic Carpet a pu s’octroyer la victoire lors du seul parcours côtier de ce début de semaine, 14 milles bien ventés mercredi après midi, de quoi effacer un handicap de jauge.

Bill Jayson est à Saint-Tropez

Bill Jayson, fils de Dick décédé cette année, et “père fondateur” de la Nioulargue, est à Saint -Tropez. Il remettra à André Beaufils et à la Société Nautique de Saint-Tropez un Trophée permanent, une demi coque du voilier paternel Pride. Entretien :

“Mon père avait envoyé Pride pour participer à la première Swan World Cup organisée à Porto Cervo. Une équipe Américaine participait à la Sardinia Cup, et mon père obtint que Pride soit retenue pour servir de support à cette équipe. Les responsables de Swan s’occupèrent d’envoyer le bateau, mais le voyage retour n’était pas pris en compte. Il a concouru, et a décidé de garder le bateau en Méditerranée. Il a sillonné la Méditerranée en 1980, et laissé le bateau à Sain-Tropez. Il est revenu en 1981, et s’est lié avec de nombreux tropéziens, Jean Laurain notamment. Ils régataient ensemble, jusqu’à la fameuse histoire du Club 55. Je n’étais pas présent en 1981. Une fois la Nioulargue lancée, je suis venu très souvent pour participer jusqu’à la tragique édition de 1995. On allait gagner cette régate quand tout fut annulé. Il a continué de revenir chaque année, s’étant lié avec Patrice de Colmont. La régate s’est développeé à son grand plaisir. Il échangeait beaucoup avec Patrice, sur les grandes régates, sur leurs contacts réciproques dans le milieu des propriétaires. Patrice venait chez mon père en Floride.

Ce qui était génial avec mon père, c’est sa capacité à faire des amis. Où qu’il aille, il se faisait des mais, sans se forcer. les gens gravitaient autour d lui naturellement. Il était très drôle, mais très sérieux sur l’eau. Un « Family Man » ! Après l’université de Harvard, il avait rejoint les US Marines. Peut-être le nom de Pride (fierté), avai- il quelque chose à voir avec son passage chez les Marines… »  Semper Fi.

Alain Gièse, 15 m JI Hispania

Longtemps équipier, puis Boat captain de Tuiga, le somptueux 15 m JI du Yacht Club de Monaco, Alain Gièse a rejoint l’un des trois autres 15 m encore en activité, Hispania, construit en 1909 pour le roi d’Espagne Alphonse XIII. Absent des Voiles pour cause d’avaries, le 15 mJI se refait une santé aux chantiers de Gilbert Pasqui à Villefranche ; “Notre ambition et celle de la fondation Isla Ibusitana qui possède Hispania est modeste” explique Gièse, qui vient de boucler trois campagne à bord de Tara. “Nous voulons progresser au sein de la flotte des 15 m. Nous avons beaucoup à apprendre des autres voiliers, afin de nous améliorer sur le plan technique. Nous allons réunir une équipe solide, de marins qui auront plaisir à naviguer,avec humilité et bonne humeur, afin, au fil des régates, de nous rapprocher des meilleurs. La seconde édition en juillet prochain de la Puerto Sherry Classic Week sera l’occasion, nous l’espérons, de réunir tous les 15 mJ mais aussi d’autres voiliers classiques de même acabit.”

Tahiti sur tous les fronts

L’archipel Polynésien développe avec pertinence son partenariat avec les Voiles de Saint-Tropez. Son espace de 50m2 au coeur du Village des Voiles concentre le meilleur de l’offre commercial, touristique, nautique et économique des îles. Stéphanie Betz, responsable de l’opération, résume cette présence  haute en couleur : “Communiquer exclusivement sur notre événement nautique phare, la Tahiti Pearl Regatta, aurait été restrictif. En associant les produits de Tahiti, on offre aux visiteurs le début d’un grand voyage exotique. Nous faisons ainsi la promotion de la Destination Tahiti dans toutes ses composantes, touristiques,  croisiéristes et sportifs ; deux bateaux accueillent un équipage polynésien durant les Voiles, Albacor V et Ectabane. On trouve ici les produits de la cosmétique de Polynésie (Monoï), les produits agro alimentaires de Morea, vanille notamment, l’or noire de Polynésie, et jus de fruit. L’artisanat dans sa diversité est bien représenté, avec les coquillages de Tuamotu  et la couture des îles sous le vent. La Tahiti Pearl Regatta, de par son appellation, jette une passerelle évidente avec la culture des perles en Polynésie. Nous sommes étroitement associés avec la bijouterie Schaming de Saint-Tropez, pour montrer cet élément puissant de l’univers polynésien. Les danseurs et danseuses du groupe Reva o’Tahiti très appréciés seront  présents samedi pour accueillir le retour des bateaux au port, et assurer l’animation du village dès 18 heures. Les Voiles constituent une formidable vitrine pour nous, dans notre volonté de positionner Tahiti comme une destination nautique, et pas seulement de bungalows les pieds dans l’eau…”

11ème édition de la Tahiti Pearl Regatta du 30 avril au 4 mai 2014

Au meilleur des Voiles !

Comme dans un scénario bien ficelé, les Voiles de Saint-Tropez déroulent crescendo la trame d’une semaine toute en beauté et en spectacle nautique. Le vent n’a cessé en effet de monter depuis le début des joutes lundi dernier, sous un soleil toujours aussi généreux, avec au crédit de cette troisième journée, une mer clapoteuse à souhait pour donner reliefs et contrastes aux somptueuses images du jour. En tournant franchement à l’est ce matin, le vent a permis à la direction de course d’envoyer toute la flotte des voiliers de tradition vers les Issambres, tandis que les Modernes s’envolaient pour un grand triangle d’une quinzaines de milles vers la Nioulargue, avec retour en baie. Wallys et J CLass choisissaient d’enchaîner petit parcours de type banane, immédiatement suivi d’un joli côtier dont l’arrivée était jugée, le fait n’est pas coutume, à hauteur du Portalet. L’occasion une nouvelle fois de sublimer un plan d’eau magique par un mélange unique de voiles Modernes et de traditions, sous la belle lumière automnale d’un décor de carte postale.

 Vitesse, vitesse

Conçus pour la vitesse, voici certes quelques décennies, les 12 m J Ikra et Sovereign adorent retrouver à Saint-Tropez un peu de l’ambiance si particulière des grands défis sportifs d’antan. Ils étaient une nouvelle fois les plus prompts à se jeter sur la ligne de départ de leur catégorie des grands Marconi, imités en cela par un autre “sportif” de renom, le Maxi Il Moro de Venezia I. Lys, le San Germani lancé en 1955 et confié à l’expertise de Philippe Monnet, n’entend pas jouer les faire-valoir. Son handicap plutôt favorable lui permet de tutoyer ce soir les meilleurs. Dans le même registre, le groupe des Aurique A est peut -être le plus cohérent en termes de performance. Les “Sprinters” d’hier, Oriole, Nan , Eva, Bonafide, Tigris… tous largement centenaires, n’ont rien perdu de leur vélocité. Ils s’accommodent avec bonheur de toutes les conditions météo, et de tous les parcours, pour offrir des régates à couteaux tirés, d’où émergent depuis lundi le nouveau venu Chinook, le beau New York 40 signé Herreshoff, empêcheur de gagner en rond par excellence.

Velsheda-Hanuman…. Balle au centre…

La bagarre fait rage chez les Class J qui débutait cette troisième journée de régate avec la volonté affirmée de rompre le status-quo né des premiers classements. C’est Velsheda qui vire en tête ce soir, à mi-parcours de cette 15ème édition des Voiles de Saint-Tropez, grâce à sa deuxième victoire de manche, sur les 4 disputées. Une victoire à l’arrachée, par deux petites encablures au terme d’un parcours de 20 milles théoriques sur un Hanuman revigoré par les 14 nœuds de vent bien établi sur le parcours. Hanuman, Le ClassJ signé Richard Dijstra se replace de spectaculaire manière en devançant Lionheart, pourtant triomphateur hier. On retiendra la somptueuse arrivée sous le Portalet de Velsheda et Hanuman lancés bord à bord à pleine vitesse sous spi de capelage.

J One décante la situation chez les Wally

14 nœuds de vent d’est sud est devant la plage de Pampelonne ; il n’en fallait pas moins pour que la direction de course des wally propose deux courses au menu du jour, un  parcours banane, immédiatement suivi d’un petit côtier en direction de Saint-Tropez et du Portalet. Si Magic Carpet s’est affirmé aujourd’hui dans un vent soutenu, en temps réel sur les deux manches proposées face à son adversaire direct, son quasi sister-ship Hamilton (Wally Cento), ce sont bien J One et Open Season qui viennent, en temps compensé, tirer les marrons du feu. Open Season, le 94 pieds, s’impose ce matin dans un vent medium allant forcissant, tandis que J One, son dauphin, lui vole la vedette lors de la seconde manche du jour, pour terminer juste derrière Magic Carpet décidément très à l’aise dans le vent forcissant. Deux fois cinquième aujourd’hui, Hamilton s’est aussi vu à deux reprises devancé par Magic Carpet.

Arragon en son élément

Le Marten 72 sur plan Reichel Pugh Aragon, au Néerlandais Verder van Nieuwland, a fait cavalier seul en tête des IRC A, terminant bien détaché sous le Portalet. Le Proto My Song à l’italien  Pier Luigi Loro Piana, victorieux hier s’est incliné. Les “frenchies” embarqués sur Wallyno, Seb Audigane, Frank-Yves Escoffier, Louis Heckly et consort, tirent une nouvelle fois leur épingle du jeu et demeurent en embuscade au général provisoire.

Du vent bien établi, en force comme en direction, un plan d’eau prompt à bouillonner sous les étraves, un soleil complice… et des régatiers comblés c’est à Saint-Tropez, et nulle part ailleurs.

Excès de passion

La Passion des régatiers s’extériorise avec parfois un brin de virulence lors des phases de départ ; le 12 m Ikra et Belle de Rio, le yawl bermudien,  s’accrochaient à quelques minutes du départ, sans conséquence pour le voilier “fondateur” de la Nioulargue, mais avec un bris de mât pour Belle de Rio, et une belle frayeur pour son propriétaire Luc van Antwerpen. Journée noire aussi pour Eileen, le plan Anker de 1938, qui explosait sa tête de mât lui aussi dans les instands précédents le départ…

La journée Jean Laurain devient journée Dick Jayson/Jean Laurain

Le jeudi, c’est la journée des Défis. Skippers et yachtsmen se challengent à volonté, entre voiliers de même classe ou non, avec  ou sans enjeu, sur un parcours unique mouillé par la direction de course. C’est la quintessence de l’esprit des Voiles qui est ainsi célébrée au coeur de la semaine Tropézienne. Sur une inspiration de Patrice de Colmont, son appellation traditionnelle de “Journée Jean Laurain” sera désormais associée au nom de Dick Jayson décédé cette année. Dick était en 1981 à la barre de Pride, challenger de Jean Rédélé et son 12 mJI Ikra dans ce qui allait devenir la régate fondatrice de la Nioulargue, puis des Voiles de Saint-Tropez. Une demi-coque de Pride sera offerte à cette occasion.

Les Centenaires ont rendez vous demain…

Troisième édition du Gstaad Yacht Club Centenary Trophy.

Demain, journée des défis, devrait servir de cadre à la troisième édition du Trophée des Centenaires du Yacht Club de Gstaad. Les yachts classiques centenaires seront invités demain dans le golfe à disputer une course poursuite, les départs étant donnés en fonction du handicap de chaque bateau spécialement étudié pour ce Centenary Trophy, le plus lent voilier partant en premier. Des conditions musclées sont attendues demain et George Korehl, directeur de course des Voiles s’attend à devoir “dessiner” un parcours en baie.

 

Stephens et le canard

Durant les années de la seconde guerre mondiale, Olin Stephens, amoureux des belles lignes esthétiques et créateur des plus beaux yachts du monde,  remporta un marché lancé par l’armée américaine pour un véhicule amphibie ; ainsi naquit le DUKW, surnommé “Duck” (canard), qui allait s’illustrer lors des grandes opérations amphibies du second conflit mondial, Normandie notamment.

Manitou, 50 ans après Dallas

Le vendredi 22 novembre 1963 à Dallas, au Texas à 12 h 30, le Président John Fitzgerald Kennedy était assassiné. Après que le cortège présidentiel eut traversé à vitesse réduite le centre de la ville et alors que la voiture présidentielle, décapotée, passait sur Dealey Plaza, John F. Kennedy fut mortellement blessé par des tirs d’arme à feu. Il est le quatrième président des États-Unis à être victime d’un assassinat et le huitième à mourir en exercice. Kennedy avait imposé comme “yacht officiel” de la Maison Blanche un voilier nommé Manitou, qui enchante les Voiles depuis 2012. Dessiné par l’architecte naval Olin Stephens, Manitou, un yawl bermudien de 18,90 mètres, a été construit en 1937 par le chantier M.M Davis pour le compte de James Lowe, qui en a ensuite fait don à l’US Coast Guard Academy. Repéré par JFK, le bateau, dont le nom signifie « esprit de l’eau », s’est rapidement imposé comme LE yacht présidentiel. La légende veut même qu’acquérir Manitou soit la première décision que Kennedy ait prise en tant que Président. Une fois à Chesapeake Bay, le bateau désormais surnommé « The floating White House » a été équipé de moyens de communication performants permettant à JFK de pouvoir rester en contact permanent avec la Maison Blanche. Autre particularité du bateau, la cabine présidentielle a été dotée d’une baignoire, nichée sous le plancher, et d’un coffre abritant un revolver permettant de donner l’alerte en cas de problème ou de danger.  Manitou a subi un nouveau lifting en 2011 après avoir été vendu à un groupe de quatre amis venus des quatre coins du monde. En effet, ses nouveaux propriétaires, Claës-Goran Nilsson, Phil Jordan, Pat Thierney et Melinada Kilkenny ont décidé de poursuivre sa restauration à l’identique.

Kos marche sur l’eau

La célèbre et éminemment sympathique photographe de mer KOS présente à Saint-Tropez un ouvrage autobiographique intitulé “Walking on water” (Lit. marcher sur l’eau). Un raccourci très expressif de la manière parfois acrobatique de Kos d’exercer son métier de photographe de yacht ; sautant de bateaux en bateaux lancés à pleine vitesse, suspendue à un harnais à bord d’hélicoptères, Kos prend les risques calculés qu’exige la fulgurance de l’instand. L’ouvrage capture ces moments à haut risque et narre par le menu les mille et une anecdotes qui raconte la petite histoire des grands clichés. Le parti pris est résolument esthétique, et fait voyager le lecteur aux quatre coins de la planète mer, sur l’eau comme sous l’eau. Kos a commencé à prendre des clichés à l’âge de 5 ans avec l’Olympus paternel. A 17 ans, elle couvrait les régates du lac de Côme en Italie. Le livre “Walking on water” est disponible à la librairie du port de Saint-Tropez, et sur Amazon.

Jolie brise et grand ciel bleu pour l’ouverture des classiques !

Journée très attendue que ce premier mardi des Voiles, avec l’entrée toute en poésie, charme et élégance des voiliers de tradition. Ils sont 115 engagés aux Voiles, dûment répartis en pas moins de 9 groupes respectueux de leurs tailles, jauges et type de gréements. Modernes de conception, mais emplis de l’esprit de  la tradition, les Tofinou et Code 0 mêlent leurs voiles carbone à cette grande farandole de toiles et de coques lancés de 5 minutes en 5 minutes dans un grand triangle de régate de 13,6 milles bien ventilés en dehors de la baie. Sous un soleil resplendissant, et dans un vent toujours aussi tortueux en direction, mais bien stabilisé en force pour une dizaine de noeuds, les “petits” voiliers auriques ont ouvert le bal dès 11 heures, laissant au groupe des « grand tradition », avec ses stars vénérées Elena (Herreshoff 2009), Cambria (Fife 1928), Mariquita (Fife 1911), Moonbean of Fife (1903) …. le privilège de s’élancer en dernier en direction de la Rabiou. Passée la tension parfois vive du départ, et d’un franchissement de ligne au plus près du bateau comité, voiles auriques ou marconis, cotres, goélettes, yawls et ketchs se déhalaient en souplesse sur une mer hachée par tant de coques. Plus loin vers Pampelonne et la Nioulargue, Wally, Class J et voiliers Modernes poursuivaient eux aussi dans un vent modérés les empoignades d’hier.

Cambria à toutes jambes
Le grand 23 mJ Cambria  s’est montré fort à son avantage sur le parcours du jour au demeurant facile à lire dans le flux de sud ouest établi au large de Saint-Tropez. Son arrivée tonitruante, bien gîtée aux allures débridées, sous le chaud soleil tropézien, reste une des images forte de la journée. Parti en deuxième rideau derrière les très alertes Mariska (Fife1908), Mariquita et Elena, le grand marconi tirait d’emblée un long bord à terre très efficace pour rallier avec une belle économie de virements la marque de La Rabiou. Les allures de reaching comblaient d’aise l’équipage, et c’est avec un bel équilibre à la gîte que Cambria rejoignait au bout de 3 heures d’intense régate la ligne d’arrivée du Portalet, entouré des jolis “petits” auriques partis près d’un  quart d’heure avant son groupe. Cambria a été dessiné par William Fife II en 1928 pour le patron de presse William E. Berry. Il a été lancé en Ecosse par le chantier de Fairlie. Chinook (Herreshoff 1916), brillant toute la saison aux bons soins de son propriétaire Graham Walker, n’a pas tardé à faire étalage de ses étonnantes capacités de vitesse. Après un départ en milieu de ligne, le joli cotre aurique trouvait vite du vent frais et prenait un bel ascendant sur un  groupe pourtant terriblement compétitif, avec les Bonafide (Sibbick 1899), Nan (Fife 1896), ou Oriole (Herreshoff 1905). Le vent forcissait en dehors de la baie, et ce sont les grandes unités et leur grande inertie qui trouvait de plus en plus de confort à glisser en majesté sur un plan d’eau assagi.

Firefly en temps réel
Firefly s’est imposé hier en temps réel et semble bien décidé à marquer cette semaine tropézienne de son empreinte. Ce Super-yacht présente de nombreuses similarités avec les J Class des années 30. Ses Designers le décrivent comme “un mélange parfait entre les lignes classiques, et des détails d’inspiration rétro…”. Il doit composer cette année avec un nouveau venu, le Marten 72 Néerlandais Aragon sur lequel officie Philippe Ouhlen, ancien équipier de Mike Birch.  My Song, le proto Reichel Pugh italien demeure une valeur sûre du plan d’eau tropézien et son bon rating lui permet de jouer sans état d’âme pour la victoire finale. Wallyno, le “petit” Wally à bord duquel opèrent  les français Sébastien Audigane et Louis Heckly  joue crânement sa carte face à ses adversaires plus longs et plus toilés. Le 60 pieds signé Bruce Farr figure dans le quinté de tête de ce groupe dense et compétitif qui compte pas moins de 28 unités, dont les longueurs à la flottaison oscillent entre 17 et 35 mètres. 14, 7 milles  vers la Nioulargue était proposés ce jour, dans un vent moyen pour 7-8 noeuds de secteur sud ouest.

Les J Class aux chaises musicales
La hiérarchie fragile envisagée à l’issue du parcours d’hier est aujourd’hui totalement chamboulée puisque Velsheda et Lionheart, respectivement 1er et 3ème lundi, ont échangé les places aujourd’hui au terme d’un nouveau (et unique)  parcours de type banane. Hanuman reste constant en seconde position, tandis que Shamrock V ferme la marche. Les trois bateaux sont arrivés dans cet ordre avec moins de 3 minutes d’écart après 1 heure et 20 minutes de course.

Deux manches pour les Wally
Le vent, faible en début de journée, a pourtant permis le lancement dès la fin de matinée d’un grand triangle au large de Pampelonne. En forcissant jusqu’à 10 12 noeuds, il a ensuite permis aux douze équipages de s’exprimer au mieux lors de la seconde manche. A l’instar de la journée d’hier, rien ne semble pouvoir rompre le pas de deux entrepris par les deux Wally Cento, Magic Carpet et Hamilton, qui ne se sont pas quitté de la journée. Ils signent chacun une victoire de manche, mais c’est J One, le 77 pieds qui prend le large au très provisoire classement général en temps compensé, devant Open Season. Magic Carpet et Hamilton complètent dans cet ordre le général provisoire.

Trophée du Centenaire du Yacht Club de Gstaad

Photo Carlo Borlenghi

C’est une initiative qui a très rapidement séduit André Beaufils et ses équipes de la Société Nautique de Saint Tropez ; prendre un moment au coeur des Voiles, pour célébrer de la plus élégante et de la plus conviviale des manières les yachts centenaires en lice. C’est en 2011 que le Gstaad Yacht Club a lancé l’idée avec le soutien de  la SNST, et le rendez vous s’affirme déjà comme incontournable le jeudi 3 octobre, journée traditionnellement réservée aux Défis commémorant la création de la Nioulargue en 1981. Une course à handicap est ainsi proposée aux vénérables et vénérés centenaires et plus. Les lauréats des deux premières éditions, Bonafide (1899) et Marigold (1892) témoignent du prestige de ce trophée créé à Londres par Wakely and Wheeler en 1911.

Le Gstaad yacht Club a été fondé en 1998 par un petit groupe de passionnés déterminés à créer un Yacht Club unique, loin des surfaces navigantes. Le GYC dispose ainsi depuis 2003 à Gstaad de son propre Clubhouse qui accueille 400 membres représentants 20 nations.

Born to run

Le XP 55 norvégien de Niels Jeppesens navigue pour la première fois aux Voiles, dans le groupe très compétitif des IRC C. Dénommé “Born to Run”, il affiche clairement son affiliation avec l’album mythique du “Boss of Rock and Roll” Bruce Springsteen puisque ses équipiers portent tous sur leur T shirt la photo couverture de l’album éponyme sorti en 1975.

Kappa habille les Voiles

Robbe di Kappa est pour la troisième année consécutive partenaire des Voiles de Saint-Tropez. L’équipementier habille les quelques 180 bénévoles qui font des Voiles une réalité, avec une ligne spécifique siglée, que le grand public peut acquérir dans toutes ses déclinaisons de couleurs sur le stand dédié Kappa au coeur du Village des Voiles. Robe Di Kappa s’est inspiré de l’état d’esprit libertaire ancré dans les années soixante et qui a fait la renommée mondiale du petit port Varois afin de signer pour la troisième saison consécutive la collection des régates des « Voiles de Saint-Tropez ». Cette collection se veut contemporaine et jeune et que l’on porte au quotidien, hommage à la photographie rétro et à l’univers vintage de la période yé-yé. Audacieuse, elle arbore des couleurs tendances. Les pièces sont à l’image du savoir-faire de la marque et la personnalisation haut de gamme : Ecussons, broderies, cordelettes, boutons marins… Entre équinoxes et solstices de tissu, les modèles donnent une leçon de modélisme et d’élégance.

Encore une fois, Robe Di Kappa a su subtilement métisser l’élégance de la riviera des années 50-60, la mode italienne et le chic du nautisme. « La collection au design d’inspiration italienne s’inspire de l’ADN de la marque qui est présente depuis longtemps dans le nautisme. Cette année, nous avons voulu faire un clin d’œil à Saint-Tropez en allant chercher dans son passé », tout en évoquant les vacances et le nautisme », souligne Thibault Papin, coordinateur de projets chez Kappa.

La cour des grands !

Le terrain de jeu des 15e Voiles de Saint-Tropez était, en cette première journée de régates réservée aux voiliers Modernes (les Classiques entrant demain dans la danse), la journée de tous les gigantismes. Le “rond” habituellement occupé de manière spécifique devant la plage de Pampelonne par les immenses Wally, servait aussi de théâtres aux évolutions très attendues et très observées des quatre Class J engagés pour la première fois en nombre aux Voiles de Saint-Tropez. Alors que près de 200 voiliers Modernes s’élançaient depuis le Portalet en direction du large pour un grand triangle au plus près des rivages varois, les géants d’hier, Hanuman, Lionheart, Velsheda et Shamrock V le disputaient dans le registre du sublime à une flotte étoffée de futuristes Wally, emmenés lors des deux manches du jour par les inséparables Wally Cento Hamilton et Magic Carpet, auteur d’un mano a mano d’anthologie. Les Voiles de Saint-Tropez sont de nouveau lancées sur les bases rares, élevées et pourtant chaque année renouvelées de la magie du yachting triomphant, savant mélange de performance, d’excellence sportive et nautique, et de l’élégance centenaire d’un savoir bien vivre la mer…

Velsheda ne s’en laisse pas compter

Quatre superbes Class J naviguent cette semaine à Saint-Tropez. Velsheda (Nicholson 1933), Shamrock V (Nicholson 1930), Hanuman (Hoek 2010) et Lionheart (Dijstra 2009). Deux sont des répliques (Lionheart et Hanuman), et les deux autres sont des restaurations (Velsheda et Shamrock V). Et si ce dernier a semblé, dans le temps médium qui a régné aujourd’hui, accuser le poids des ans, il n’en est pas allé de même pour le vaillant Velsheda, volontaire sur ses départs au cordeau, et très inspiré dans ses choix tactiques qui ont souvent poussé ses adversaires plus légers à sortir de leurs trajectoires. Le parcours entre deux bouées, prolongé par un petit côtier de 24 milles a permis à ces trois protagonistes de se rendre coup pour coup, échangeant le leadership au hasard des choix tactiques lors des passages des portes sous le vent (espace entre deux bouées matérialisant la limite du parcours sous le vent, et que les concurrents empruntent en leur milieu pour repartir au près de l’un ou l’autre côté du plan d’eau, une nouveauté aux Voiles). Velsheda a laissé, pour douze petites secondes la victoire à hanuman, mais a récupéré le leadership au classement général provisoire en temps compensé.

Coup de Cent…

L’affrontement très anticipé des deux Wally Cento a tenu toutes ses promesses. Dans le vent et sous un chaud soleil, Hamilton, lancé en 2012 et à bord duquel officie Simon Le Bon (Duran Duran), et le tout nouveau Magic Carpet de Sir Lindsay Owens-Jones, ne se sont pas lâchés d’une semelle tout au long de la journée. Très agressifs sur les départs, les deux Cento ont rivalisé d’efficacité à toutes les allures et dans toutes les manœuvres. Hamilton a cependant su garder l’initiative pour s’imposer à deux reprises en temps réel. Magic Blue, le 94 pieds,  s’est montré à son avantage, certes quelque peu distancé par les cent pieds, mais très à l’aise dans la douzaine de noeuds de vent enregistrée à la mi journée. Le renforcement, et les franches bascules du vent de l’après midi n’ont donc en rien  bousculé la superbe de Hamilton qui poussait un cran plus haut le curseur de la performance pour s’imposer d’une poignée de seconde devant Magic Carpet lors de la seconde course du jour. Le classement au temps compensé ne reflète bien entendu pas ces impressions. J One, le 77 pieds signé Frers pointe ce soir en tête à l’issue des deux manches, devant le 94 pieds Open Season. Hamilton s’accommode au mieux de son rating pour pointer en troisième position du très provisoire classement général.

180 bateaux Modernes dans le golfe

Dans l’attente de l’entrée en lice demain des voiliers Classiques, le golfe tout entier appartenait aux cinq groupes IRC de voiliers Modernes. Les cinq départs dédiés ont été donnés dès la fin de matinée alors que le vent soufflait avec force, plus de 15 nœuds, et régularité du secteur ouest. Sur une mer à peine agitée d’un petit clapots, les grands IRC A et B ont eu tôt fait de gagner le large avec de la vitesse, en route pour un parcours d’une vingtaine de milles. Les trois autres groupes IRC C, D et E se voyaient proposer un parcours plus petit d’une quinzaine de milles. Le vent se faisait capricieux en début d’après midi, et pour que l’équité des joutes soient respectée, c’est avec sagesse que le Comité de course choisissait peu après 15 heures de réduire le parcours, et de juger l’arrivée à la marque cardinale du Rabiou, à l’entrée du golfe.

La Coupe d’Automne du Yacht Club de France…

Les virulents orages qui ont balayé le littoral Varois hier ont sérieusement perturbé le bon déroulement de la régate de ralliement, Coupe d’Automne du Yacht Club de France, entre Cannes et Saint-Tropez. 58 voiliers étaient pourtant au départ donné dès 11 heures dimanche matin. Mais la violence des grains, plus de 35 noeuds enregistrés à bord de certains bateaux, ont contraint nombre d’équipages à affaler leurs voiles, et à démarrer leurs moteurs afin de rallier en toute sécurité les Voiles de Saint-Tropez. Parmi les finissant en temps et heure, on retiendra ainsi cette année la victoire de Savannah devant le Class J Shamrock V en esprit de tradition. Le sloop bermudien Cholita (Poter 1937) s’impose devant Sonny, le cotre bermudien de German Frers. Un autre plan German Frers, Encounter (1976) l’emporte chez les Classiques. Enfin, dans le groupe des Classiques auriques, si la grande goélette Elena était bien première à franchir la ligne sous le Portalet, elle s’incline en temps compensé devant Runa IV et Bruno Troublé. Moonbeam of Fife complétant ce splendide podium.

Un jour, un bateau… Tempus Fugit

Le tout nouveau-tout beau Superyacht Tempus Fugit lancé voici seulement quelques jours est présent aux Voiles dans la catégorie Modernes, IRC A. Ce magnifique sloop de 90 pieds a été fabriqué en Turquie chez Arkin Pruva Yacht, sur un dessin du Britannique Rob Humphrey largement inspiré de la ligne des J-Class. Elégance et dit on, performance, sont les critères qui ont présidé à sa conception. Le turque Erbil Arkin et le cabinet de design Britannique de Rob Humphreys ont décidé de s’associer pour construire un superyacht largement inspiré des J Class. Rob Humphrey et EZrbil Arkin sont d’’anciens camarades d’école qui se sont vite trouvés sur la même longueur d’onde pour créer ce premier exemplaire de ce qu’ils espèrent voir évoluer en Classe à part entière : “Tout à comencer quand Erbil a voulu construire dans son chantier Arkin Pruva Yacht en Turquie un Class J” explique Humphreys. “Tout ce qui a été  réalisé dans les années trente nous inspirait beaucoup. Mais le tirant d’eau et la carène étroite ne nous convenait guère, et nous avons surtout travaillé à partir d’une certaine atmosphère, de l’ambiance et de l’esprit des Class J, associé à une certaine modernité.” Tempus Fugit , encore en “rodage”, fait ses grands débuts aux Voiles avec un équipage professionnel en majorité Britannique, avec Rob Humphreys à bord.

Le saviez vous?

50

50 C’est le nombre d’embarcations gérées par Philippe Martinez pour organiser, structurer et sécuriser le plan d’eau des régates des Voiles. Trois ronds accueillent les trois grandes catégories en lice, Modernes à la Nioulargue, Wally et Class J à Pampelonne, et Classiques dans le golfe. Entre bateaux comités, bateaux viseurs, bateaux mouilleurs, jury, bateaux Presse, et la “meute” d’embarcations rapides pour sécuriser la zone d’évolution des bateaux en course, ce sont plus d’une centaine de personnes sur 50 embarcations qui chaque jour s’affairent pour le plus grand plaisir des régatiers.

Le bel essor des Code 0

Présenté à Saint-Tropez en 2010, le Code 0 a semble-t’il trouvé son public et séduit les amateurs de jolis “day boat” rapides et confortables, ancrés dans la tradition. Huit de ces superbes unités vont régater toute la semaine sur le rond des Classiques devant Saint-Tropez, et apporter leur touche d’élégance pleine de modernité. Le Code 0 du chantier Black Pepper s’est entouré du monde de la course au large afin de créer un bateau alliant performance et efficacité. Dessinée par Romaric Neyhousser avec le concours d’Yves Parlier, le Code 0 réalisé en carbone epoxy, mât carbone et pont en bois allie technologie, design et performances. La construction est confiée au chantier Naval de Larros à Gujan Mestras (France – Gironde)

Dragon

Le chantier Fife a commencé à appliquer une tête de dragon à la proue des ses bateaux sous l’ère de William Fife III. Ce Dragon stylisé est devenu la signature emblématique du designer Le logo consiste en une tête de Dragon chinois, qui se poursuit le long du franc bord du bateau, pour se terminer en botte de blé à la poupe. L’origine de cette signature originale diverge selon les sources ; d’aucuns affirment que l’origine se situerait plutôt dans la mythologie Viking, en rappel des fameux Drakkars et Snekkars. Il semble plus probable cependant que la véritable origine réside dans les succès des trois cotres construits pour un Monsieur F. C. Hill, qui nomma ses voiliers “Dragon”. Ces bateaux ont connu le succès au moment où la réputation du chantier Fife prenait une belle expansion. Peut-être le symbole de puissance et de vitesse associé au dragon a-t’il incité William Fife à adopter cette marque de fabrique…

Le Belem en visite

Le seul trois mâts barque français le Belem a quitté ce matin Toulon et la Tall ship regatta. Reprenant sa vocation de bateau école, le voilier emmène pour une croisière laborieuse une vingtaine d’élèves, pour une pérégrination au hasard des rivages Varois. Il est entré ce soir toutes voiles dehors dans le golfe de Saint-Tropez, pour un salut confraternel de la voile “travailleuse” à la belle plaisance…

Voiles en mer, Saint-Tropez en fête !

Le petit port de Saint-Tropez, saturé de fêtes en tous genres, connaît en cette fin  septembre un bruissement inaccoutumé, une effervescence unique et l’agitation hors norme d’un événement sans égal ; les Voiles de Saint-Tropez battent à nouveau, à compter de demain lundi et jusqu’à samedi 2 octobre prochain, le rappel des plus beaux yachts Modernes et Classiques du moment. 300 unités vont, par la dextérité des équipes du port et du Président Beaufils venir s’amarrer le long des quais et môles tropéziens. Les voiliers Modernes, soit un peu plus de la moitié d’entre eux procèdent déjà à la finalisation des inscriptions, et se sont malgré la virulence des orages, entraînés toute la journée afin d’être fin prêt demain matin pour le début des joutes. Les plus vénérables, dénommés Classique, arrivaient, pour au moins 58 d’entre eux, en course depuis Cannes, afin d’ouvrir de la plus éclatante manière le plan d’eau du golfe, et aiguiser de la splendeur de leurs gréements Auriques ou Bermudiens, les appétits des amoureux des belles voiles et des élégantes coques qui glissent sur l’onde. On guettera les habitués, Elena (Herreshoff 2009), Moonbeam III (Fife 1903) et IV (Fife 1914), Nan (Fife 1896), Oriole (Herreshoff 1905)… et les nouveaux venus (ou revenus), Runa IV (Ronne 1927), Chinook (Herreshoff 1916), Shenandoah (Terris 1902) ou Jour de Fête (Paine 1930). Mais les regards convergeront aussi vers un groupe éminemment spectaculaire, celui des quatre immenses Class J réunis pour la première fois à Saint-Tropez, Velsheda (Nicholson 1933), Shamrock V (Nicholson 1930), Hanuman (Hoek 2010) et Lionheart (Dijstra 2009). Au large de Pampelonne, les très exclusifs Wally sont venus en force, avec pas moins de 12 géants futuristes engagés cette année. Rajoutez une touche de Tofinou, et un zeste de Code 0, et vous aurez une idée de l’extraordinaire panorama de près de 130 ans d’architecture navale proposé pour sa 15ème édition par les Voiles de Saint-Tropez.

Transhumance cannoise

Lever de rideau traditionnel des Voiles de Saint-Tropez, l’arrivée sous le Portalet des voiliers de tradition en provenance de Cannes lance chaque année la magie des Voiles dans le golfe Varois. La Coupe d’Automne du Yacht Club de France permet de donner un piment sportif au ralliement des voiliers ayant toute la semaine navigué à Cannes, à la grande fête tropézienne. 58 voiliers étaient ainsi au départ donné peu avant midi au large de Cannes, pour un parcours de 21 miles théorique. Les métriques, 12 m, 8 m et 6 m étaient en force, aux côtés de 12 magnifiques cotres et goélettes auriques emmenés par les Moonbeam III et IV, triomphateurs à Cannes. L’ensemble de ces compétiteurs sont répartis en 7 groupes de classements : 12 MJ, 8 MJ, Epoque Aurique, Classique, Epoque Marconi inférieur à 16,5 mètres et supérieurs à 16,5 mètres et enfin Esprit de Tradition. Sous les orages, et quelques trombes d’eau u passage aux Issambres, c’est la grande goélete Elena qui s’est le mieux accommoder des conditions du jour, franchissant en premier la ligne d’arrivée sous le Portalet peu avant 15 heures, quelques 45 minutes avant le pourtant véloce 12 m J Ikra.

Formidables Wally,

Les futuristes Wally chers à Luca Bassani sont aussi venus en nombre à Saint-Tropez. 12 voiliers de 24 à 33 mètres régateront toute la semaine à compter de demain sur leur rond spécifique mouillé devant la plage de Pampelonne. Les Wally Cento, Hamilton déjà présent en 2012, et le tout nouveau Magic Carpet de Sir Lindsay Owen Jones vont poursuivre le mano a mano des cent pieds esquissé cet été en Italie. On soulignera pour l’anecdote la présence en un même classement, des trois voiliers voulus par l’ancien patron de L’Oréal, dont le premier et second Wally, J ONE (77 pieds) et Magic Blue (94 pieds) régateront bord à bord avec le 100 pieds Magic Carpet.

Les J Class à Saint-Tropez

Quatre grands et somptueux J Class Yachts (Hanuman, Lionheart, Velsheda et Shamrock V) imposent leur démesure (Velsheda est équipé d’un mât carbone de 56 mètres !) aux Voiles de Saint-Tropez. La classe J a ses racines dans le plus ancien trophée de sportif du monde moderne, l’America’s Cup. Elle a servi à définir les grands voiliers de course construits entre 1930 et 1937 à partir de la Jauge universelle, établie par Nathanael Herreshoff en 1903. Dix bateaux ont été construits selon la J Class entre 1930 et 1937 : six aux États-Unis et quatre au Royaume-Uni. Trois ont survécu, tous conçus par Charles Ernest Nicholson : Shamrock V, Endeavour et Velsheda, dont la particularité est de n’avoir jamais servi de défi à la Coupe de l’America.

D’autres voiliers ont participé à des courses en Classe J, dont Katoura (William Starling Burgess, 1927), Resolute (Nathanael Herreshoff, 1914), Vanitie (William Gardner, 1914), en tant que lièvres et des 23mR britanniques de la Jauge Internationale convertis à la Jauge Universelle, dont trois ont survécu : Astra, Cambria et Candida. Six J Class naviguent actuellement de par le monde. Une réplique de Ranger en 2004 a accéléré la renaissance de la Classe J. Elle a été suivie par plusieurs répliques et études contemporaines, dont en 2009 JK6 Hanuman par le Néerlandais Gerard Dykstra, une réplique Charles Ernest Nicholson (Endeavour II, 1936) et en 2010, JH1 Lionheart construit par Andre Hoek aux Pays Bas. Avec Velsheda, habitué des Voiles, ce sont donc 4 Class J qui fendront de leur puissance les eaux du golfe.

Les IRC pour le sport

Cinq groupes classés selon la jauge IRC vont toutes la semaine permettre à près de 200 voiliers modernes d’en découdre en toute équité. On observera bien entendu les spectaculaires IRC A, les plus grands voiliers à s’exprimer chaque jour dès le lundi du côté de la Nioulargue, avec une belle armada de Swans emmené par l’immense Highland Breeze et ses 34 mètres. De nombreux prototypes futuristes concentrent les dernières avancées technologiques en matière d’architecture navale ;et le disputeront aux grand Soleil, Baltic, Firts et CNB. On pense au tout nouveau Tempus Fugit, superyacht inspiré des  Class J, Firefly, le géant (35 mètres) F Class One Design Néerlandais signé Hoek, un vrai « racer » construit dans le plus pur esprit des yachts de tradition, ou Alice, le Centurion 57 signé Berret-Racoupeau…

Bénédiction

Le Père Michel Hayes bénira les bateaux participants aux Voiles de Saint-Tropez depuis le balcon de l’Hôtel Sube, lundi 30 septembre à partir de 9h. Pour appeler l’événement, les cloches sonneront à partir de 8h50 le jour même. La bénédiction des bateaux est un acte catholique traditionnel que le Père Michel Hayes, curé de la Paroisse de Saint-Tropez, et accessoirement « Chapelain de sa sainteté le pape François », reproduira lundi matin 30 septembre, depuis le balcon du mythique Hôtel Sube. Dès 8 heures 30 en ce premier jour des Voiles, les cloches de la paroisse sonneront pour appeler marins et gens de mer à s’associer à cette célébration très appréciée…

Le lundi c’est… les boules !

Le traditionnel tournoi de pétanque des équipages, toujours très couru place des Lices par les équipages en mal de revanche, a été déplacé du mercredi au lundi.

Les Voiles gâtent ses marins. L’inauguration du Village hier soir à 17 heures, sous l’égide de Monsieur le Maire Jean Pierre Tuveri, a en effet donné l’occasion à Grand Marnier et aux Rhums Damoiseau de faire déguster leurs meilleurs produits. Ti Punch et accras de morue pour Damoiseau, et crêpes flambées accompagnées ‘un cocktail pour Grand Marnier ont permis aux centaines de marins présents d’enatmer de la meileure des humeurs la belle semaine tropézienne.

Vel-she-da

 Velsheda est l’un des quatre immenses Class J engagés aux Voiles. Il est aussi l’un des plus anciens, lancés en 1933 pour le compte du propriétaire des magasins Woolworth, W. L. Stephenson. Celui-ci le dénomma Velsheda, étrange contraction des premières syllabes du prénom de ses trois filles, Velma, Sheila et Daphne…

Le mot de George Korhel, directeur de course

« Nous avons trois ronds à gérer. Ils sont totalement indépendants, et se gèrent comme bon leur semble. Il y a aussi toute une équipe chargée de la sécurité sur le rond des voiliers de Traditions, au coeur du golfe de Saint-Tropez. Cela fait 4 équipes, représentant 50 personnes pour les trois comités de course, et 16 personnes sur des semi-rigides pour la sécurité sur l’eau. On donne pour les Classiques, comme pour les Modernes, 5 départs chaque jour, avec en moyenne 35 bateaux par départ…  Les parcours sont dessinés au sein de ces ronds. Les parcours font 15 milles nautiques environ de longueur, et on est en mesure d’effectuer deux fois ces parcours, ce qui donnent des courses d’une trentaine de milles en fonction du vent. Il y aura aussi l’option de deux grands parcours, soit vers Cavalaire soit vers la Chrétienne, si d’aventure le Mistral se mêlait à la fête. Nous avons un président de comité de course pour chaque rond, qui travaille avec un viseur pour définir la ligne de départ, un mouilleur pour la bouée de dégagement, bien dans l’axe du vent, et un bateau mouilleur qui “pose” les bouées. La grande difficulté du site, c’est qu’au large de Pampelonne, les fonds marins atteignent 750 mètres! Tout se passe habituellement bien ; on régate ici pour le plaisir. »

Transhumance cannoise

Lever de rideau traditionnel des Voiles de Saint-Tropez, l’arrivée sous le Portalet des voiliers de tradition en provenance de Cannes lance chaque année la magie des Voiles dans le golfe Varois. La Coupe d’Automne du Yacht Club de France permet de donner un piment sportif au ralliement des voiliers ayant toute la semaine navigué à Cannes, à la grande fête tropézienne. 58 voiliers étaient ainsi au départ donné peu avant midi au large de Cannes, pour un parcours de 21 miles théorique. Les métriques, 12 m, 8 m et 6 m étaient en force, aux côtés de 12 magnifiques cotres et goélettes auriques emmenés par les Moonbeam III et IV, triomphateurs à Cannes. L’ensemble de ces compétiteurs sont répartis en 7 groupes de classements : 12 MJ, 8 MJ, Epoque Aurique, Classique, Epoque Marconi inférieur à 16,5 mètres et supérieurs à 16,5 mètres et enfin Esprit de Tradition. Sous les orages, et quelques trombes d’eau u passage aux Issambres, c’est la grande goélette Elena qui s’est le mieux accommoder des conditions du jour, franchissant en premier la ligne d’arrivée sous le Portalet peu avant 15 heures, quelques 45 minutes avant le pourtant véloce 12 m J Ikra.

Saint-tropez rêve éternel

Le photographe Jean Louis Chaix a consacré deux années à photographer Saint-Tropez, sa vie, ses Voiles… Un ouvrage joliment intitulé “Saint-Tropez rêve éternel” consacre cette introspection esthétique. 324 pages où la magie du petit port et de la baie est saisie dans toutes les variations de l’étonnante lumière du golfe. Près de 700 photos au total. Jean Louis Chaix dédicacera chaque soir de la semaine des Voiles son livre sur le Village des Voioles, de 17 heures 30 à 19 heures, à l’exception de mardi 1er octobre.

Effervescence

Si l’inauguration officielle du Village des Voiles n’est programmée que pour demain dimanche à 17 heures, en présence du Maire de Saint-Tropez Monsieur Jean-Pierre Tuveri, l’effervescence n’en règne pas moins en ce samedi quai de l’épi, au pieds de la capitainerie où tous les bénévoles des équipes du Président Beaufils mettent la dernière main aux installations. 2 500 m2 entièrement aménagés autour du bar des marins accueillent en effet les partenaires des Voiles ainsi que 21 exposants.  Un grand verre de l’amitié sera offert aux marins suite à l’inauguration, quai de Suffren, à partir de 19 heures. C’est à 20 heures qu’aura lieu la remise de prix de la course de transition entre Cannes et Saint-Tropez, la célèbre Coupe d’Automne du Yacht Club de France

Bénédiction des bateaux

La bénédiction des bateaux est un acte catholique traditionnel très développé en Méditerranée, que le Père Michel Hayes, curé de la Paroisse de saint-Tropez, et accessoirement “Chapelain de sa sainteté le pape François, reproduira lundi matin 30 septembre, depuis le balcon du mythique Hôtel Sub. Dès 8 heure 50 en ce premier jour des Voiles, les cloches de la paroisse sonneront pour appeler marins et gens de mer à s’associer à cette célébration très appréciée…

La Coupe d’Automne du Yacht Club de France

Course de liaison entre « les Régates Royales » de Cannes et « Les Voiles de Saint-Tropez”, la Coupe d’Automne du Yacht Club de France marque d’une certaine manière le début des festivités des Voiles de Saint-Tropez. Plusieurs dizaines de voiliers dûment répartis en quatre classes sous l’égide du Comité International de la Méditerranée (C.I.M.) cinglent chaque année en provenance de Cannes et ses “Régates Royales” pour venir participer à la grande fête Tropézienne. Leur arrivée toute voiles dehors vers le fond du golfe et la Tour du Portalet, terme des 21 milles nautiques de course, est toujours un moment unique annonciateur des belles images sportives à venir.
Yachts d’époque, yachts classiques, yachts esprit de tradition, 6MJI, 8MJI et 12MJI sont tous acceptés. Beaucoup appartiennent à des membres du Yacht Club de France, tels Aile VI, White Dolphin, Dix Août, Margilic, Nagaïna, Harlekin, Ilhabela II, Faïaoahe… pour n’en citer que quelques-uns.
La Coupe d’Automne du Yacht Club de France de Cannes à Saint-Tropez est organisée par la Société Nautique de Saint-Tropez, avec les moyens techniques du Yacht Club de Cannes pour le départ de Cannes. La course aura lieu cette année le dimanche29 septembre 2013..
Les concurrents devront être à disposition du Comité de Course à 11 heures devant le port de Cannes. Ne sont admis que les yachts régulièrement inscrits aux « Régates Royales 2013 » à Cannes ou aux « Voiles de Saint-Tropez 2013 » à Saint-Tropez.
Les classements sont effectués de la façon suivante :
 En temps compensé, temps sur distance pour les yachts jaugés CIM et pour les yachts « Esprit de Tradition ». Le temps compensé des yachts « Esprit de tradition » est calculé selon leur certificat IRC en leur attribuant un APM équivalent au BSF-516.30 .
En temps réel : les yachts de jauge métrique s’il y a au moins 3 bateaux, les « Tofinou 9,5m » s’ils sont plus de 5, les Code 0 s’ils sont plus de 5.

A Saint-Tropez, la Piste aux étoiles

Photo Carlo Borlenghi

Dans moins de deux semaines, la grande fête automnale du yachting international battra son plein à Saint-Tropez et aux quatre coins du golfe. Fête à terre, célébration sportive sur mer, la recette éprouvée du succès des Voiles de Saint-Tropez provoque cette année encore l’impatience de milliers de marins, d’amoureux des belles voiles et d’hommes de presse et d’images. Plus de 300 voiliers tant Modernes que Classiques seront les rois de la fête, admirés sous voiles dans l’écrin enchanteur du golfe, et starifiés à quai chaque soir après les joutes. Plateau sans égal, village toujours plus convivial, Saint-Tropez en fête… les quelques 150 bénévoles de l’organisation au service du yachting n’attendent plus que le 28 septembre, date du début du contrôle des inscriptions pour donner officiellement le coup d’envoi de cette quinzième édition.

Une participation toujours aussi dense

On le sait, à Saint-Tropez, la seule limite à l’hospitalité légendaire des équipes d’André Beaufils et de la Société Nautique est la capacité d’accueil du port de Saint-Tropez et des différents ports du golfe, afin d’assurer la sécurité de tous. Chaque année, c’est un véritable casse-tête qu’affrontent les hommes de la capitainerie, en collaboration avec l’organisation, pour répondre aux demandes d’accueil des yachtmen engagés aux Voiles. Et chaque année, la liste d’attente reste toujours aussi longue. Au chausse pied, pour répondre aux nombreuses sollicitations, un petit miracle s’accomplit et le petit port Varois parvient à satisfaire près de 300 voiliers répartis dans les ports du Golfe, dont grand nombre d’unités tant Classiques que Modernes de plus de 30 mètres. La ventilation des participants s’articule ainsi cette année comme suit : 115 voiliers classiques, 160 Modernes, 18 Tofinou, 8 code 0, et pas moins de 13 Wally!

Nouveau venu chez les Modernes, Nomad IV, un 100 pieds signé Finot Conq

Aux côtés des Wally, qui sont toujours les vedettes incontestés des Voiles, une impressionnante flotte de Superyachts, Megayachts et racers de la dernière génération participent également aux régates. Après trois années de travail, le superyacht Nomad IV a tiré ses premiers bords cet été et sera l’une des nombreuses attractions des Voiles de Saint-Tropez chez les Modernes. Entièrement construit en carbone nomex, Nomade IV se distingue par un design élancé, bas sur l’eau, avec une carène à bouchain. Très similaire aux Wally Cento, Magic Carpet 3 par exemple, Nomade IV affiche un déplacement de 51 tonnes pour une longueur hors tout de 30,5 mètres, un tirant d’air de 46 mètres et un bau de 8,30 mètres. Le bateau a été construit en Italie, chez Maxi Dolphin à Erbusco près de Bergame. Le design intérieur de ce yacht, signé Pierre Frutschi se veut minimaliste, l’aménagement de Pierre Forgia, du cabinet d’rchitecture Finot-Conq, se proposant d’être confortable pour 12 passagers, en plus de l’équipage. La “garde robe” du bateau a été conçue et réalisée par North. La Grand Voile de 41 mètres de haut, et pesant 250 kg, serait “l’une de plus grosses voile produite par le site North de Minden dans le Nevada.

Les perles des Voiles

On vient aux Voiles pour le gigantisme, la démesure, le déploiement tout en élégance de grosses unités tant Modernes que Classiques. Mais dans l’ombre des géants, rivalisant de finesse, de fluidité, d’exquise simplicité nautiques, naviguent en baie de Saint-Tropez, le fleuron, la crème de plus d’un siècle de génie naval, dédié à « la belle plaisance », celle qui conjugue sport et beauté. Cinq voiliers classiques entrant dans cette « race » de voiliers septa et octogénaires, gréés tantôt en cotre aurique, tantôt bermudien, feront cette année leurs débuts aux Voiles de Saint-Tropez. Ils portent les signatures symboles d’excellence dans la combinaison rare et magique de l’esthétisme et de la performance des Alden, Herreshoff, Stephens et Paine. Sonny, le sloop Bermudien, (Olin Stephens 1935), Bounty, le ketch Bermudien (Herreshoff 1936), Blazing Star, le yawl bermudien (Alden 1928), et la goélette Bermudienne Belle Lurette (Alden 1927) sont des Stars parmi les Stars, ayant raflé au prime de leurs jeunesses tous les trophées mis en jeu des deux côtés de l’Atlantique, quand régater était encore un acte esthétique de bien vivre la mer.

Leonore est… Cotton Blossom II

Familier des Voiles depuis quelques années et son arrivée sur la Riviera, le splendide sloop Bermudien Cotton Blossom II a, à maintes reprises, fait sensation dans le golfe, par la qualité de sa restauration, et par ses performances nautiques entre les mains expertes de son propriétaire, le vainqueur de la Coupe de l’America Dennis Conner. Cotton Blossom II  est un plan Johan Anker de 1924 , restauré avec une passion et une minutie qui lui ont valu toutes les louanges Outre-Atlantique. Construit aux chantiers navals de Jensen près d’Oslo en 1924, ce sloop Bermudien a connu tous les succès dans les années trente. Dennis Conner naviga à son bord pour la première fois en 1963 et en fit l’acquisition en 2003. Sa restauration menée avec un souci de la perfection dans les moindres détails est un modèle du genre. Cotton Blossom II est un Class Q, jauge qui connut son apogée dans les années 30 avec une quinzaine d’unités. Moins connues sont ses multiples changements de patronyme. Le voilier est en effet né sous le nom de Leonore. Il porta successivement, et au gré de ses changements de propriétaires, les noms de : Leonore (1925-1931), Paloma 1(931-1933), Cotton Blossom II (1933-1941), Scimitar (1941-1949), Cotton Blossom II (1941- à nos jours…)

Les Malabars de John Alden

L’architecte américain John Gale Alden (1884–1962) s’est singularisé dans le monde du yachting des années trente en signant une lignée de sept voiliers de course performants et couronnés de succès, les Malabar. Ces voiliers d’une quinzaine de mètres de longueurs ont connu différents types de gréement en fonction de leurs propriétaires et de leurs programmes de course. Présente cette année et pour la première fois à Saint-Tropez, Belle Lurette est une goélette Bermudéenne, réplique du dernier des malabars, Malabar VII, vainqueur de la Bermuda Race en 1926, que John Alden considéra assez curieusement, comme le plus raté de la série. A l’aise au reaching, Belle Lurette, comme sa “cousine” Malabar VII, se montre puissante à la mer et surprend par la vivacité de ses 24 tonnes. Construite entre 1979 et 1980, d’une main de maître dans le respect de son original, Belle Lurette a rencontré en 2002 des amoureux de la voile, qui ont oeuvré à sa renaissance. Apres 10 ans de refit ou d’amélioration,  Belle Lurette représente une belle synthèse de la tradition et de la modernité.

 

Du côté des partenaires

BMW partenaire des Voiles de Saint-Tropez avec Loïck Peyron !

Le constructeur automobile allemand BMW et la Société Nautique de Saint-Tropez ont signé un accord de partenariat portant sur les Voiles de Saint-Tropez. Eckhard Wanniek, responsable du sponsoring international chez BMW, se réjouit de cet accord : “Les Voiles de Saint-Tropez sont par excellence l’endroit où le Moderne et le Classique se rejoignent, et où l’esthétisme hors du temps rencontre le design et la haute technologie. Le désir de gagner et l’esprit d’équipe y jouent aussi un rôle fondamental, tout comme la passion du yachting et la camaraderie fraternelle. Ce sont ces valeurs que BMW est heureux de soutenir, car elles sont d’une importance capitale pour notre marque.”
C’est le navigateur français Loïck Peyron, marin aux multiples exploits, dont celui du record du tour du monde à la voile en Maxi trimaran, qui jouera à Saint-Tropez le rôle d’ambassadeur de la marque. Il présentera le nouveau modèle BMW, le véhicule hybride BMW i8 lors d’une réception dans le cadre des Voiles. En plus de  la présentation de ses plus récents modèles, BMW i3, mais aussi le coupé BMW S Série Coupé, BMW X5 et la gamme des BMW M, BMW a aussi choisi de célébrer une Classe de voiliers particulièrement engagée dans la haute technologie, les fameux Wally. Le BMW Trophy récompensera le meilleur Wally au terme des régates.

Les accessoires des Voiles

La Société NBDI a développé une ligne d’accessoires, de maroquinerie, de bagages, foulards, pour hommes et femmes, sous l’appellation “Voiles de Saint-Tropez” accessoires. Les matières utilisées à la confection des articles sont fidèles à la tradition (cuir, bois, étamine de laine, yak, soie), et évoquent aussi la modernité (toile enduite, carbone), ce qui contribue à donner à cette collection son caractère authentique et subtil.

A découvrir, le village des Voiles de Saint-Tropez, du 28 septembre au 6 octobre.

Le programme de la 15e Edition

 
Samedi 28 septembre

9h-19h – Accueil des concurrents

9h-19h30 – Village ouvert au public, animations musicales

 
Dimanche 29 septembre

Accueil des concurrents

17h – Inauguration du Village des Voiles (sur invitation) Grand Marnier et Rhum Damoiseau

Arrivée Coupe d’automne du Yacht Club de France en provenance de Cannes

Animations pour saluer l’arrivée des voiliers au Port   

19h – Apéritif d’accueil sur le Port offert par la Ville de Saint-Tropez

20h – Remise des prix de la régate Cannes – Saint-Tropez  (sur invitation)

Lundi 30 septembre

A partir de 11h – Parcours côtiers voiliers modernes, accueil des voiliers de tradition

Animations musicales au Village des Voiles

Soirée à thème et animations musicales – (Place des Lices)
 

Mardi 1er octobre

A partir de 11h – Parcours côtiers voiliers de tradition (Trophée Rolex) et voiliers modernes

Animations musicales au Village des Voiles  

Soirée Sardinade offerte par la Société Nationale de Sauvetage en Mer – SNSM  (Mole Jean Réveille) avec le groupe AMX (sur invitation)  

Mercredi 2 octobre

A partir de 11h – Parcours côtiers voiliers modernes et voiliers de tradition (Trophée Rolex)

18h – Animations sportives et concours de pétanque  (Place des Lices) organisés par L’Esprit Village des Commerçants et La Boule Tropézienne

Jeudi 3 octobre

A partir de 12h – Journée des défis, Club 55 Cup Journée Dick Jayson/Jean Laurain, Régate des centenaires

19h – Défilé des équipages-  départ du Village des Voiles, port et animations, Places des Lices

Remise des prix du Trophée des centenaires Gstaad Yacht Club (sur invitation)

       
Vendredi 4 octobre

A partir de 11h -  Parcours côtiers voiliers de tradition (Trophée Rolex) et voiliers modernes

Animations Village des Voiles et ville

20h : Soirée des équipages (La Ponche sur Invitation) organisée et offerte par l’Esprit Village des Commerçants de Saint-Tropez, Groupe de musique avec thème, feu d’artifice sous réserve

     

Samedi 5 octobre

A partir de 11h – Parcours côtiers voiliers de tradition (Trophée Rolex) et voiliers modernes

18h – Soirée de clôture, animations musicales soirée Tahitienne (village des Voiles)

Dimanche 6 octobre

11h – Remise des prix (Trophée Rolex, Trophée Gstaad Yacht Club, BMW Trophy) à la citadelle (Sur Invitation), suivi d’un brunch pour les équipages -  Groupe musical

 

Passé et futur du Yachting à nouveau bord à bord pour cette quinzième édition !

Passé et futur du Yachting bord à bord
Pour cette quinzième édition !

C’est l’histoire d’une idée, d’un état d’esprit, d’une certaine manière de vivre le yachting et les bateaux dans la convivialité si particulière propre aux gens de mer, que les Voiles de Saint-Tropez vont offrir, pour la 15e fois, à des milliers de marins, skippers et propriétaires de yachts sublimes du 28 septembre au 6 octobre prochain. L’héritage sacré de l’initiateur de la Nioulargue en 1981 Patrice de Colmont est chaque année préservé, loué mais aussi magnifié de subtiles touches par André Beaufils, le Président de la Société Nautique de Saint-Tropez et l’ensemble de l’équipe d’organisation, selon un mot d’ordre immuable : spectacle sportif et fair-play sur l’eau, et bonne humeur à terre. Georges Kohrel et la direction de course auront la responsabilité de lancer chaque jour durant cette semaine hors du temps, des régates aux parcours variés dans l’écrin enchanteur du golfe de Saint-Tropez et de ses environs. La fête à terre investira comme chaque année tous les recoins du petit port Varois, avec pour point de ralliement incontournable, le Village des Voiles, toujours plus convivial et accueillant pour les marins comme pour les Tropéziens et le public.

Au bonheur des centenaires !
Modernes ou Classiques, ils seront 300 voiliers à animer le golfe de Saint-Tropez.
On vient aux Voiles pour la magie chaque année renouvelée de voir naviguer plusieurs centaines de voiliers représentant 150 ans d’architecture et d’esthétisme naval. Les voiliers centenaires, ou en passe de le devenir frôleront la trentaine, dans le sillage des vénérables et vénérés Partridge (1885), Marigold (1892), Sif (1894), ou du 8 m Nin né voici exactement 100 ans.
Quatre grands et somptueux J Class Yachts sont d’ores et déjà inscrits à la prochaine édition des Voiles de Saint Tropez. Hanuman, Lionheart, Velsheda et Shamrock V seront à l’automne à la grande fête Tropézienne
Une réplique de houari de régate surnommé “le bateau qui exagère“, navigue depuis peu à Marseille. Baptisé Alcyon 1871, ce voilier typé de 9 m au pont et 21 m hors-tout, extrêmement toilé construit par le charpentier de marine Daniel Scotto avec l’aide de l’architecte Gilles Vaton, ravive l’histoire de la régate en Méditerranée et sera l’une des attractions de l’année aux Voiles pour tous les passionnés de la longue et belle histoire du yachting en Méditerranée, comme pour le public. Grandes goélettes, cotres, ketchs, yawls, gréés auriques ou Marconis… tous apportent leur lot d’histoires et de légendes maritimes.

Du nouveau chez les Modernes !
Pas moins d’une douzaine de Wally, géants futuristes alliant performance et confort de navigation, régateront au large de Pampelonne, sur un rond dédié. Le Wally Cento Magic Carpet, nouveau venu dans le format 100 pieds et né du crayon du cabinet Reichel Pugh sera à n’en pas douter le “focus point” de grand nombre de photographes.
Nouveau venu cette année à Saint-Tropez, le dernier né de l’architecte Britannique Rob Humphreys, l’élégant Tempus Figit, inspiré des slops classiques de la J Class.  90 pieds de haute technologie sous une robe à faire pâlir d’envie les plus beaux voiliers de tradition…
Les Voiles constituent pour les régatiers Méditerranéens, mais aussi venus de Manche et d’Atlantique, le baroud d’honneur de leur saison IRC. Le « rond » dédié aux voiliers Modernes est traditionnellement le théâtre de joutes âpres et passionnées, où les plus fins « racers » du moment achèvent en beauté leur saison. Les Swan y jouent souvent les premiers rôles, aux côtés d’une belle armada de Grand Soleil, Firsts, Kers et autres J Boats.

La journée Jean Laurain devient journée Dick Jayson/Jean Laurain.
Le jeudi, c’est la journée des défis. Skippers et yachtsmen se challengent à volonté, entre voiliers de même classe ou non, sans enjeu, sur un parcours unique Tour du Portalet, bouée de la Nioulargue mouillé par la direction de course. C’est la quintessence de l’esprit des Voiles qui est ainsi célébrée au cœur de la semaine Tropézienne. Sur une inspiration de Patrice de Colmont, son appellation traditionnelle de “Journée Jean Laurain” sera désormais associée au nom de Dick Jayson décédé cette année. Dick était en 1981 à la barre de Pride, challenger de Jean Lorrain capitaine du 12 mJI Ikra, qui appartenait à Jean Rédélé dans ce qui allait devenir la régate fondatrice de la Nioulargue, puis les Voiles de Saint-Tropez. Une demi-coque de Pride, réalisée spécialement par la famille à cette occasion, sera accrochée dans le futur Club house de la Société Nautique de Saint-Tropez.

Cœur de l’événement, le village des Voiles…
Chaque année voit évoluer et se modifier le village des Voiles, lieu central de l’évènement où se retrouvent dès le retour des régates des centaines de marins venus de toute la planète yachting, les Tropéziens et le public. Parmi les 21 exposants qui participeront chaque jour à l’animation des 2 500 m2 aménagés au pied de la tour de la capitainerie, on notera la présence des nouveaux partenaires des Voiles, BMW, le Groupe Edmond de Rothschild, Var Matin, aux côtés des supports fidèles de l’organisation des Voiles que sont Rolex – qui aura cette année un nouvel espace de réception de 200 m2 -, Kappa, Sillinger et SFS. Point névralgique de ce vaste espace de circulation, en plus du bar et sa légendaire bonne humeur communicative, le centre des inscriptions, qui sera cette année doté d’un cyberespace réservé aux concurrents.

Tahiti et Saint-Tropez, la belle histoire continue..
Fidèle partenaire, Tahiti Tourisme a su se rendre incontournable sur le village des Voiles. Outre le stand sur lequel se trouve une équipe de spécialistes de la destination, dégustation de poisson cru et autres spécialités. Cette présence très appréciée fait partie des accords fructueux de la Société Nautique de Saint-Tropez avec les organisateurs de la Tahiti Pearl Regatta permettant l’échange de régatiers Tropéziens et Tahitiens pour participer aux deux classiques de la régate.

La presse venue du monde entier
Les Voiles de Saint-Tropez accueillent chaque année un peu plus de journalistes, un peu plus d’hommes et de femmes d’images venus d’Allemagne, d’Angleterre, de Corée, d’Italie, de Russie, des USA et encore d’Uruguay capturer un peu de l’essence d’un yachting éclatant d’élégance et de tradition. 260 accréditations ont ainsi été délivrées l’an passé, depuis le Centre de Presse idéalement placé en avant du Village pour observer d’un regard aussi privilégié que panoramique, les allers et venues des grands voiliers dans le port de Saint-Tropez. 100m2 entièrement équipés pour communiquer avec le monde attendent journaliste et photographes.

Var Matin partenaire des Voiles

Le grand quotidien du sud est de la France a toujours été fidèle aux Voiles. Il concrétise cette année une implication encore plus grande dans sa couverture de l’événement en réalisant et distribuant largement un “tiré à part” de 8 pages entièrement concacré aux Voiles de Saint-Tropez. La diffusion prévue englobe les éditions duGolfe de St-Tropez, d’Antilles, de Canne et de, Grasse. Chaque jour, les pages “Sports” du quotidien consacreront une demi page aux régates du jour, signée par un journaliste spécifiquement affecté à la couverture des Voiles.

Tahiti aux Voiles de Saint Tropez

Tahiti aux Voiles…

Pour la 5ème année consécutive, Tahiti et ses îles enchanteresses s’associe aux Voiles de Saint Tropez pour participer à l’animation du Village, promouvoir ses atouts touristiques, notamment dans le secteur du nautisme, et prolonger un partenariat dynamique avec la Société Nautique de saint Tropez. Un stand Tahiti de 25 m2 au cœur du village des Voiles, du 28 septembre au 6 octobre, est ainsi animé par l’équipe de la Tahiti Pearl Regatta et d’Archipelagoes pour présenter et promouvoir les attraits nautiques et touristiques de Tahiti et ses Iles, ses évènements nautiques.
L’accent est naturellement mis sur la décoration et l’aménagement du stand, avec un grand visuel de 4m x 3m qui plonge le visiteur dans la magie des lagons. Un stand mitoyen de 25 m2 dédié à la promotion et vente des produits de Tahiti, tels que la perle de Tahiti, animé par un bijoutier de St Tropez spécialisé dans la perle, le monoï, l’artisanat, la vanille etc. Au total,  50 m2 uniquement consacrés à Tahiti, son tourisme, ses produits, en plein cœur de St Tropez.

Un échange d’équipage entre Tahiti et St Tropez
Présence des vainqueurs de la Tahiti Pearl Regatta 2013 à St Tropez. L’équipage de Windfall, tous résidents de Raiatea et Tahaa,a remporté la TPR dans la catégorie monocoque, et est ainsi invité à régater lors des Voiles de St Tropez, à bord d’un des voiliers de la SNST. Le comédien Pierre Cosso, vainqueur dans la catégorie catamaran, est également invité à St Tropez pour courir sur un multicoque. l’équipage vainqueur des Voiles de Saint-Tropez sera invité en mai 2014 sur la Tahiti Pearl Regatta.
Vahinés…
Le samedi 5 octobre, accueil et salutation des équipages par le groupe de danse Polynésien lors de la rentréedes bateaux au port vers 14h. Puis spectacle de danse tahitienne sur le village des Voiles de St Tropez durant la soirée.
Mise en place d’une dégustation de poisson cru et sashimi  sur le village et l’ espace presse.
Contact : Stéphanie : archipelagoes@mail.pf

Les J Class à Saint-Tropez

Hanuman

Les J Class à Saint Tropez
Quatre grands et somptueux J Class Yachts sont d’ores et déjà inscrits à la prochaine édition des Voiles de Saint Tropez. Hanuman, Lionheart, Velsheda et Shamrock V seront à l’automne à la grande fête Tropézienne. La classe J prend ses racines dans le plus ancien trophée sportif du monde moderne, l’America’s Cup. Elle a servi à définir les grands voiliers de course construits entre 1930 et 1937 à partir de la Jauge universelle, établie par Nathanael Herreshoff en 1903. Les J Class sont nés de la création de cette “règle universelle”  pour contrôler pour la premiére fois la taille et les performances des voiliers inscrits à la coupe de l’America.  Entre 1930 et 1937, 10 grands voiliers furent construits dans le respect de cette jauge. Six J Class naviguent actuellement.  La réplique de Ranger a gagné en 2008, la maxi yacht Rolex cup, devant Velsheda et de nombreux voiliers modernes.  Une réplique de Rainbow est en cours de construction.
Chaque bateau porte un numéro de voile spécifique :
        JK3 : SHAMROCK V
        JK7 : VELSHEDA
        JK4 : ENDEAVOUR
        J5 : RANGER
        JK6 : HANUMAN
        H1 : LIONHEART
        JH2 : RAINBOW
        JH7 : ATLANTIS
        J1 : CHEVEYO
        J4 : ENTERPRISE
        S1 : SVEA
http://www.jclassyachts.com/

Chantier du Guip, gardien des traditions

Runa IV – Photo Nigel Pert

Ils seront parmi les “vedettes ” très attendues de la prochaine édition des Voiles de Saint Tropez. Les deux “bijoux” signés Roenne, le yawl aurique Runa IV (1918) et l’admirable petit cotre aurique Runa VI  n(1927) comptent parmi leurs nombreux points communs, celui d’avoir bénéficié pour leur restauration de l’expertise du chantier du Guip en Bretagne.

Le chantier du Guip est un chantier naval situé sur trois sites à Brest, Lorient et l’Île-aux-Moines. Il restaure et construit des bateaux en bois, bateaux du patrimoine, bateaux de travail et yachts de belle plaisance.
Depuis trente ans, Yann Mauffret et Paul Bonnel, guidés par la passion de la mer, du patrimoine maritime et du bois ont rassemblé autour d’eux des charpentiers de marine et des ébénistes.
Ils ont su faire le lien entre les savoir-faire ancestraux et les exigences modernes de la construction, la restauration, la réparation et l’entretien des bateaux traditionnels, yachts classiques ou bateaux de travail en bois.
De sinagots en langoustiers, de misainiers en sardiniers, de goélettes en yachts Fife, le Guip est aujourd’hui considéré comme « La » référence du patrimoine maritime. Le chantier traite également les mâts et espars bois. Cette polyvalence leur permet d’intervenir aussi bien en charpente navale classique que sur des constructions modernes en bois, en ébénisterie de pont qu’en agencement intérieur, sur la réalisation de mâts et espars en bois, tout en gérant l’intégration harmonieuse des techniques embarquées.

A Brest, les seize membres de l’atelier exercent leur savoir-faire dans un nouveau hangar vitré de plus de 1000 m2 largement ouvert sur le quai Malbert et le public. L’atelier divisé en zones métiers (charpente, ébénisterie, technique embarquée) peut accueillir des yachts et bateaux du patrimoine sans contrainte jusqu’à 100 tonnes.
A Lorient, un atelier a été monté pour la restauration du thonier Biche. La proximité avec l’élévateur à bateau de la zone de Keroman permet l’intervention du chantier sur tout type de bateau jusqu’à 600 tonnes.
Sur l’Ile aux Moines, l’équipe de huit personnes travaille au bord de l’anse du Guip dans un environnement protégé. Par ailleurs, un terrain de 2.700 m2 et un hangar de 300 m2 permettent d’accueillir sur terre-plein ou à couvert les bateaux en hivernage.

Après avoir entièrement restauré en 2011 Runa IV, un yawl aurique de 1918, le Guip de Brest s’est vu confier Runa VI, un cotre aurique de 1927, dessiné par Gerhard Rønne, l’architecte danois qui a fait construire sept Runa. Six de ces fiers yachts classiques existent encore. Runa VI a été retrouvée en assez mauvais état dans le sud de la France et le Guip a procédé à une restauration globale de la structure axiale, des bordés et du pont. Au total, 4.000heures de travail. Son grand frère, Runa IV, a également bénéficié de l’expertise du Guip pour son entretien d’hiver, après avoir brillé aux Voiles de Saint-Tropez l’an passé, terminant deuxième de sa catégorie avec Bruno Troublé à la barre.

Exemples de restaurations :

Morwenna – Goélette aurique de 1914
Hoshi – Goélette aurique de 1909
Wings – 12 m JI de 1937
Pen Duick – Cotre aurique de 1898

Runa IV by Nigel Pert

Tempus Fugit aux Voiles

Premiers bords

Le tout nouveau-tout beau Superyacht Tempus Fugit lancé voici seulement quelques jours sera présent aux Voiles. Ce magnifique sloop de 90 pieds a été fabriqué en Turquie chez Arkin Pruva Yacht, sur un dessin du Britannique Rob Humphreys largement inspiré de la ligne des J-Class. Elégance et dit on, performance, sont les critères qui ont présidé à sa conception…

Passion bois

Le magazine Bateaux, sous sa nouvelle livrée et sous son format résolument tourné vers l’art de bien vivre la mer, ouvre ses pages aux yachts classiques, avec deux jolis “focus” sur des voiliers très appréciés aux Voiles, Nan of Fife et Runa, IV et VI. De quoi se mettre en appétit avant la grande fête tropézienne de l’automne…

La 15ème édition entre dans l’histoire!

Le Rassemblement unique de centaines de voiliers de tous âges et de toutes époques dans le golfe de Saint Tropez s’apprête à célébrer dignement sa quinzième édition. Point d’orgue de la saison, les Voiles mobilisent une attention particulière au sein de la Société Nautique de Saint-Tropez où les équipes du Président André Beaufils enregistrent les demandes d’inscriptions venues de tous les horizons de la planète yachting. Marins, skippers, armateurs accourront une nouvelle fois aux Voiles du 28 septembre au 6 octobre pour prolonger l’été le temps d’une dernière régate, d’une dernière fête dans le cadre unique du petit port Varois. Trois cents voiliers sur l’eau pour un défilé « haute couture » réunissant près d’un siècle et demi d’architecture navale et de génie maritime. Les plus beaux bateaux, les plus grands marins, les équipages les plus inattendus qu’unissent l’amour des beaux voiliers – anciens et modernes – et le plaisir de les voir bien menés dans le fairplay et la convivialité. Telle est la vision du Yachting « made in Saint-Tropez », que toute l’équipe de la Société Nautique et ses deux-cents bénévoles, soutenue par ses partenaires fidèles, renouvelle avec passion chaque année depuis 1999.

La grande fête du yachting !
Les eaux du golfe de Saint-Tropez vont de nouveau vibrer durant une pleine semaine sous les étraves de bois, d’acier ou de carbone des plus beaux yachts modernes ou classiques au monde. Sur les quais, le public peut s’attendre à croiser les plus grandes stars de la planète voile tout autant que les stars du grand écran, chanteurs, sportifs et autres chefs d’entreprise venus participer, en toute discrétion,  à la clôture de la saison classique.

On se réjouit du retour des voiliers classiques “stars” des Voiles, chargés d’histoires les plus incroyables comme l’immense sloop bermudien Cambria, les grands cotres auriques Mariquita, Moonbeam, le 15 m J Mariska, les centenaires Marigold et Partridge, les fameux Q boats Jour de Fête et Leonore, les goélettes auriques Sunshine ou Elena, et déjà près d’une centaine de voiliers Classiques rutilants de cuivres et de vernis.
Dans l’ombre mais brillants de tous leurs feux, les petites unités auriques ou Marconi apportent leur lot d’histoires et de légendes maritimes. Ainsi les Voiles accueilleront-elles deux Runa cette année, le IV, avec son gréement de yawl aurique et le VI, gréé en cotre aurique, nouveau venu sur le circuit ! C’est un passionné danois, Gerhard Ronne qui au début du XXème sicle a lancé ces solides et fins “cruiser” d’une dizaine de mètres. 7 voiliers verront le jour sous sa signature, dont 6 sont toujours en activité et retrouvent peu à peu le chemin des plans d’eau notamment grâce au soutient et à la passion d’Yves Carcelle, Président de Vuitton pendant plus de quinze ans, qui – ayant entièrement restauré Runa IV – a décidé de participer au sauvetage de toute la série.

A terre, convivialité et amitié
Si les régates, toujours très disputées tant est grand le prestige de s’imposer aux Voiles, se déroulent aussi dans un esprit de respect des règles amicales du yachting, c’est naturellement une fois à terre que la magie tropézienne s’empare des équipages et des milliers de marins venus de tous les horizons. André Beaufils et ses équipes d’organisation renouvellent cette année le programme tant attendu des habitués, avec le traditionnel concours de boules place des Lices, le défilé plein de fantaisie des équipages, la sardinade à la Ponche, et surtout un village des Voiles toujours plus convivial et accueillant, rendez vous chaque matin des régatiers pour un petit déjeuner ensoleillé, et chaque soir, pour une fête aussi cosmopolite que joyeuse, autour du bar où l’on refait les régates du jour.

Les J Class à Saint Tropez
Quatre grands et somptueux J Class Yachts sont d’ores et déjà inscrits à la prochaine édition des Voiles de Saint Tropez. Hanuman, Lionheart, Velsheda et Shamrock V seront à l’automne à la grande fête Tropézienne. La classe J a ses racines dans le plus ancien trophée de sportif du monde moderne, l’America’s Cup. Elle a servi à définir les grands voiliers de course construits entre 1930 et 1937 à partir de la Jauge universelle, établie par Nathanael Herreshoff en 1903. Dix bateaux ont été construits selon la J Class entre 1930 et 1937 : six aux États-Unis et quatre au Royaume-Uni. Trois ont survécu, tous conçus par Charles Ernest Nicholson : Shamrock V, Endeavour et Velsheda, dont la particularité est de n’avoir jamais servi de défi à la Coupe de l’America.
D’autres voiliers ont participé à des courses en Classe J, dont Katoura (William Starling Burgess, 1927), Resolute (Nathanael Herreshoff, 1914), Vanitie (William Gardner, 1914), en tant que lièvres et des 23mR britanniques de la Jauge Internationale convertis à la Jauge Universelle, dont trois ont survécu : Astra, Cambria et Candida. Six J Class naviguent actuellement de par le monde. Une réplique de Ranger en 2004 a accéléré la renaissance de la Classe J. Elle a été suivie par plusieurs répliques et études contemporaines, dont en 2009 JK6 Hanuman par le Néerlandais Gerard Dykstra, une réplique Charles Ernest Nicholson (Endeavour II, 1936) et en 2010, JH1 Lionheart construit par Andre Hoek aux Pays Bas. Avec Velsheda, habitué des Voiles, ce sont donc 4 Class J qui fendront de leur puissance les eaux du golfe.

Photo Carlo Borlenghi

Chaque année, les Voiles de Saint-Tropez accueillent plus de 4500 marins. Parmi les centaines de voiliers inscrits à ce rendez-vous incontournable de la rentrée, les grands voiliers classiques sont certainement parmi les plus fascinants. Regroupés au sein du Trophée Rolex, leurs régates se tiennent les Mardi 1er, mercredi 2, vendredi 4 et samedi 5 octobre. Afin de remporter la victoire, ces voiliers classiques de plus de 16 mètres doivent faire preuve de la plus grande régularité pour espérer soulever ce Trophée sur lequel des bateaux mythiques ont déjà inscrit leur nom à savoir So Fong en 2006, Agneta en 2007, Rowdy en 2008 et 2009, Ikra en 2010 et Avel  double tenant du titre. Pour sa huitième édition, le Trophée Rolex sera une fois de plus l’un des événements phare des Voiles de Saint-Tropez.
Photo Carlo Borlenghi – Rolex